Cayucas - Real Life

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 2012, emmené principalement par les deux frères jumeaux Zach et Ben Yudin.

 

De quoi parle-t-on ? :

Les sonorités tropicales ont disparu, mais le combo revient tout de même, par le biais de la pop, à l’entrain communicatif du premier opus, Bigfoot.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Au moins sept titres sur les neuf que contient cet album donnent une irrépressible envie de bouger.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le combo retrouve la fluidité harmonique et la joie de vivre de son premier essai, Bigfoot.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Il n’y a que neuf titres sur ce nouvel opus, mais tous peuvent aspirer au rang de single.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Pop aérienne et mélodique qui ne perd pas son entrain dans la rigidité de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Lapin de Pâques ou lapin crétin, nul ne sait vraiment ce qu’ont voulu exprimer les Cayucas avec le dessin naïf et puéril de la pochette de leur troisième album, Real Life.

Cette petite interrogation sur les gouts picturaux douteux du combo californien est très vite balayée par la joie de vivre communicative de ce nouvel opus. Real Life est un remède vitaminé capable de soigner les états dépressifs les plus sévères. Les premières notes de l’enjoué Jessica WJ filent d’emblée une banane incroyable, cette béatitude guillerette s’intensifie avec l’imparable single Real Life, les dansants Melrose Place et Winter Of ’98 et ne quitte plus l’auditeur jusqu’à la fin du dernier morceau, Alligator. Un petit bémol cependant, malheureusement récurrent chez les Cayucas, vient partiellement entacher cette nouvelle production, cette culture du minimum syndical qui impose une durée d’ensemble beaucoup trop courte et un nombre de mélodies ajusté à la portion congrue.

Une pochette proche de l’accident industriel et un album qui défile beaucoup trop vite, deux travers qui auraient pu mettre hors-jeu le troisième opus des Cayucas. Mais c’était sans compter sur le talent des frères Yudin, qui réussissent le tour de force de convertir l’énergie solaire de leur ville natale, Santa-Monica, en une puissance rock radieuse et harmonieuse.