Razorlight - Olympus Sleeping

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2002 avec un hiatus entre 2014 et 2018, emmené par son chanteur et guitariste Johnny Borrell, accompagné des musiciens David Ellis, David Sullivan Kaplan et Harry Deacon.

 

De quoi parle-t-on ? :

Les Razorlight ne changent pas vraiment leur manière directe de faire du rock, ils la rendent simplement plus attrayante et plus accrocheuse.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

La plupart de ces nouvelles mélodies provoquent une envie irrépressible de se dandiner.  

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le temps n’altère pas le sens inné de la mélodie des londoniens.  

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Carry Yourself, Olympus Sleeping ou Sorry ? pourraient connaitre un destin platiné à la America ou à la In The Morning.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Rock direct et monocorde aux intonations limpides plutôt bien adaptée à la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Si l’incrédule peine à reconnaitre le miracle de la résurrection, il devrait alors s’empresser d’écouter le nouvel album des britanniques de Razorlight. Dix ans après le poussif Slipway Fires et quatre ans après une séparation qui semblait avoir définitivement scellé leur sort, les londoniens sont de retour avec le rock rayonnant et addictif d’Olympus Sleeping.

N’ayons pas peur des mots et d’un léger emballement, ce nouvel album est tout bonnement le meilleur des Razorlight, supérieur encore à leur populaire exercice éponyme de 2006 porté par ses deux énormes tubes America et In The Morning. Sur les treize plages que contient ce nouvel opus, l’on trouve bien sûr un ou deux moments dispensables comme par exemple le trop sirupeux Iceman, mais l’intensité rock d’un Good Night ou d’un Japanrock et la fluidité pop d’un Carry Yourself ou d’un Olympus Sleeping viennent largement contrebalancer ces quelques nanoparticules d’égarement.     

Le phénix renait donc de ses cendres. Si les dieux de l’Olympe se sont réellement endormis, la joie de vivre communicative et sautillante des Razorlight ne manquera alors pas de les réveiller…