Cat power - Wanderer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Auteure, compositrice et interprète américaine, active depuis 1995, de son vrai nom Chan Marshall.

 

De quoi parle-t-on ? :

Après les envolées pop de Sun, l’américaine revient aujourd’hui à un folk mélancolique plus intimiste.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Peu de choses ici pour inciter au mouvement, l’on reste plutôt béat devant le chant extraordinaire de Chan Marshall.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le fond de tristesse qui accompagne cet ensemble ne peut s’appréhender qu’après moult écoutes.  

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

La belle mélancolie qui suinte de ces nouvelles mélodies n’est pas faite pour accrocher le grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Musique minimaliste qui pourrait accepter la compression… ce que ne supporterait pas en revanche le chant divin de Chan Marshall.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Les premières mesures de l’éponyme Wanderer suffisent à nous rappeler à quel point l’absence de Cat Power pendant six longues années était devenue insoutenable.

Après avoir gouté à l’opulence instrumentale sur le magnifique Sun, Chan Marshall installe ce nouvel opus à la frontière du dépouillement, dans un écrin soutenu uniquement par le son divin de sa voix. Seuls les titres You Get et Woman (en collaboration avec un autre monument de la folk-music, l’américaine Lana Del Rey) affichent quelques prétentions pop, le reste est un éloge de la lenteur simplement accompagné d’accords de guitare ou de quelques notes de piano. Prenons au hasard Stay, cover gracile d’une chanson de Rihanna (et admettons sans honte que la version originale était déjà assez fantastique), le cinématographique In Your Face ou l’espiègle Black, et laissons-nous porter par la puissance et le minimalisme de ce folk céleste.

Et dire que le label historique de la native d’Atlanta, Matador Records, n’a pas voulu de ce déjà dixième album, trop peu vendeur à leurs goûts… Quelle grave erreur ! Wanderer est un chef-d’œuvre de pureté et de fragilité que Domino Records, flairant la bonne affaire, s’est empressé de récupérer.