Idles - Joy As An Act Of Resistance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Quintette anglais, actif depuis 2011, composé de Joe Talbot, Mark Bowen, Adam Devonshire, Lee Kiernan et Jon Beavis.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le groupe ne se pose pas trop de questions, le punk-rock hardcore des années 80 suinte par tous les pores de cette musique torride.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

A danser le pogo tu te prépareras, lorsqu’Idles tu entendras….

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

On en prend plein la gueule à la première écoute et il faut quelques temps pour assimiler toute cette brutalité.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Le style fera inexorablement fuir le quidam étranger aux atmosphères barbares.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

La compression ne devrait pas tellement altérer cette musique déjà bien « malmenée » par le combo britannique.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

La douce cité de Bristol, autrefois terre de naissance du divin trip-hop, laisse échapper aujourd’hui de ses geôles les cinq fous furieux d’Idles.

Après un premier opus au doux nom de Brutalism, les anglais signent un retour musclé qui démontre qu’ils sont décidément amateurs de bastons musicales. Douze brulots de punk-rock à l’ancienne qui fleurent bon la sueur et le soufre. Notons au hasard l’immense et corrosif Colossus, dont le final semble être un morceau différent, le furieux Never Fight A Man With A Perm, au patronyme de bon conseil capillaire, ou encore l’addictif single Danny Nedelko. La voix de Joe Talbot, qui s’apparente plus à une harangue vindicative qu’à un véritable chant, vient ajouter une petite touche sanguinaire à l’ambiance déjà survoltée de cet efficace Joy As An Act Of Resistance.

Le rock d’aujourd’hui ne nous donne pas si souvent l’occasion d’écouter un aussi bon album. Si l’on ne peut pas dire que les Idles brillent par leur originalité, l’on ne peut en revanche leur reprocher leur manque d’ambition. Sans en en avoir l’air, Joy As An Act Of Resistance suit tout simplement les sillons magiques du mythique Troublegum tracés en d’autres temps par les britanniques de Therapy ?...