Field mouse - Episodic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 2010, mené par la guitariste et chanteuse Rachel Browne, accompagnée de sa sœur claviériste Zoé Browne, de la bassiste Saysha Heinzman, du guitariste et co-fondateur Andrew Futral et du batteur Tim McCoy.

 

De quoi parle-t-on ? :

Musique dans la droite lignée du revival shoegazing des années 2000, qui oscille entre la musicalité des américains de The Pains Of Being Pure At Heart et le noisy-rock des gallois de The Joy Formidable.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Rythme d’ensemble plutôt enjoué. La plupart de ces titres mettront le feu lors des concerts du groupe.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Rock péchu et sens mélodique ne sont pas incompatibles, Rachel Browne le prouve avec cet album.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Ce rock plutôt intense, bien qu’assez mélodique, demeure le jardin secret des spécialistes du genre.

  

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Rock un peu bruitiste mais suffisamment mélodique et aseptisé pour être écouté en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Lorsque l’on consulte la page Wikipedia anglo-saxonne des Field Mouse, il est précisé en préambule qu’il ne faut pas confondre ce groupe avec un autre combo de rock indépendant, les britanniques de The Field Mice, qui a eu son heure de gloire au tout début des années 90. Cela démontre, malgré leurs trois opus au compteur, le peu de notoriété de nos amis américains.

Il ne faut pourtant pas se fier à ce peu de reconnaissance pour juger le talent des Field Mouse. Le groupe emmené par Rachel Browne a de sacrés arguments à faire valoir et cet Episodic nous en présente quelques-uns. Le tonitruant The Mirror, dans un noisy rock mélodique de toute beauté, pose les bases de ce nouvel opus. Half-life dans un tempo plus pop s’impose déjà comme le « gros » single d’Episodic. La tendance pop s’installe petit à petit dans les sillons de cet album, Accessory, Over And Out ou Never Would Have Known en sont la fière illustration. Seuls A Widow With A Terrible Secret, Do You Believe Me Now ? et le final d’Out Of Context ont encore cet étincelle de rock bruitiste chère aux originaires de Philadelphie à leurs débuts.  

La voix suave de Rachel Browne fait encore son petit effet et ses Field Mouse font preuve d’une belle progression avec ce nouvel opus. Il est maintenant fort à parier que Wikipedia étoffera considérablement la page des américains dans les mois à venir et qu'aucune confusion ne sera encore possible suite à la sortie de cet excellent Episodic…  

 

 

Field mouse