Luh - Spiritual songs for lovers to sing

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Duo britannique mixte composé de l’ancien chanteur de Wu Lyf, Ellery James Robert, et de sa compagne Ebony Hoorn.  

 

De quoi parle-t-on ? :

Entre rock et electropop, le duo délivre quelques hymnes magnifiés par le chant tapageur d’Ellery Roberts.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Beau coup de ballades ou de morceaux mid-tempo, mais l’intensité de cette voix impulse un supplément de rythme à cet ensemble.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Derrière le discours braillard il y a des mélodies d’une grande fluidité.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Ce chant si particulier fait que l’on va adorer ou détester Luh.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

C’est surtout la grande gueule d’Ellery Roberts qui ressort de cet album, quel que soit le format elle s’insinuera sans problème dans vos oreilles.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Le ballon de baudruche Wu Lyf ayant explosé en plein vol, le braillard Ellery Roberts se trouva fort dépourvu quand la bise fut venue. Montée en épingle par la presse britannique d’abord puis internationale dans la foulée, la carrière mirifique promise au combo de Manchester s’est violemment écrasée dans l’océan de l’indifférence et du mépris.

Difficile donc de se remettre d’un tel épisode pour un artiste porté aux nus le temps d’un album et jeté à la curée lorsque tout s’enraya.

L’écoute de Spiritual Songs For Lovers To Sing nous rassure pourtant très vite sur la capacité de rebond de notre bonhomme. Le duo amoureux formé avec Ebony Hoorn fonctionne à merveille. La gouaille et le timbre de voix rocailleux, que l’on imagine acquit à force de consommation de tabac et de boissons alcoolisées diverses et variées, qui insupportaient certains auditeurs à l’époque de Wu Lyf sont toujours présents, mais plus posés et mieux maitrisés. Le chant plus discret d’Ebony Hoorn, à part sur Future Blues, laisse l’espace nécessaire au champ d’expression démesuré d’Ellery Roberts. Cet assemblage curieux se pose indifféremment sur d’intenses moments rock (Lost Under Heaven, Lament), quelques ballades lumineuses (I&I, Here Our Moment Ends, Someday Come) et même quelques popsongs (Beneath the Concrete, Unites). L’épique $oro est un brillant résumé des tendances abordées par Luh, un démarrage pop avec l’utilisation d’un vocoder, artifice hautement inutile pour des artistes au coffre aussi développé que le mancunien, un instant de calme musical avant la tempête et une fin electro-indus orgiaque et sauvage.

A n’en pas douter, la rencontre d’Ebony Hoorn a certainement permis à Ellery Roberts de canaliser ce trop plein d’énergie qui parasitait l’unique opus des anglais de Wu Lyf. Ce recueil de chansons pour amoureux transis est une belle réussite et un espoir de bonheur pour le duo Luh.