DMA's - Hills end

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Trio australien composé de Johnny Took, Tommy O’Dell et Matt Mason.

 

De quoi parle-t-on ? :

Britpop pur jus comme elle se pratiquait du côté de Manchester au début des années 90 par les fers de lance James, The Charlatans et évidemment Oasis.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

On peut aisément se déhancher sur Timeless, Lay down, Too soon ou encore Melbourne.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

De bien beaux refrains mais surtout quelques standards du rock qui révéleront toutes leurs saveurs lors des concerts du trio.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Le style, très proche de celui d’Oasis, a fait ses preuves auprès du grand public. Les singles Lay down ou Delete pourraient d’ailleurs connaître un bel avenir.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Rock sans fioritures, monocorde et fluide, tout à fait audible en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Trois garçons des antipodes rêvent de la grisaille de Manchester et s’inspirent d’Oasis pour exprimer leurs ambitions.

Ce rock tendu, puissant, racé, nous ramène plus de vingt ans en arrière dans les effluves du son de Madchester à l’époque où les Happy Mondays et les Stone roses régnaient en maitre sur la musique indépendante. De la power-pop de Timeless en passant par le single Lay down, la ballade Delete, le très « Oasis » Too soon ou le « Stone rosien » In the moment, et ce, jusqu’à la deuxième partie de l’album plus orientée pop-rock, ce premier exercice est une réussite de premier plan, une bouffée d’oxygène et un vent de fraicheur qui nous rappelle que ce rock à l’ancienne est loin d’être fossilisé.

Les DMA’s font le casse du siècle, ils dérobent la britpop du nord de l’Angleterre pour la ramener dans les environs de Sydney. Personne ne s’en plaindra, ce joyau de la couronne britannique martyrisé, humilié et finalement délaissé retrouve tout son éclat et sa grandeur sous le soleil de l’Australie.