Algiers - There Is No Year

 

 

 

 

 

 

 

  

 

De qui parle-t-on ? :

Quatuor américain, actif depuis 2012, composé du guitariste et chanteur Franklin James Fisher et des musiciens Lee Tesche, Ryan Mahan et Matt Tong.

 

De quoi parle-t-on ? :

A l’instar de leurs collègues de Of Montreal, eux aussi originaires de l’état de Géorgie, les Algiers ajoutent une dose de fluidité et de musicalité dans leur rock si particulier.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Une bonne dose de groove, du rock tonitruant et un zeste d’electropop, la recette parfaite pour déclencher le mouvement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

La fluidité fait maintenant partie intégrante des mélodies du combo américain.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Dispossession, Repeating Night, We Can’t Be Found ou encore Hour Of The Furnaces vont faire exploser le cercle des habituels suiveurs du combo.

  

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Même dans cette vision plus épurée et plus musicale, il serait dommage de faire appel à la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine (9)

 

L’album There Is No Year des américains d’Algiers serait-il déjà le premier chef-d’œuvre des années vingt ? Les nombreuses écoutes qui ne manqueront pas de venir pour ce troisième opus nous le dirons, mais les premières sensations sont tout bonnement impressionnantes.

Ajouter de la fluidité dans ce millefeuille sonore, principalement composé de post-punk et de soul-music, était une gageure un brin risquée pour l’équilibre du rock atypique du combo d’Atlanta. Le groove addictif de l’éponyme There Is No Year balaie très vite cette petite appréhension. La musique fourmille toujours d’inventivité et le chant puissant et légèrement gospel de Franklin James Fisher fait à nouveau des merveilles. Les Algiers cultivent aujourd’hui l’art du single avec le pop-rock fédérateur de Dispossession, Repeating Night et We Can’t Be Found. L’incandescence est aussi au rendez-vous de ce nouvel album avec le blues bouillant de Unoccupied et surtout le punk-rock de Void. Derrière le foisonnement musical et les avis de tempêtes se niche parfois le calme avec les superbes ballades Losing Is Ours et Wait For The Sound.

Dans une vision toujours sans concession des travers de ce monde, le quatuor géorgien se déleste de la part expérimentale de ses deux premiers opus et rend diablement efficace les arpèges de ce soul-rock racé et intensément brillant.