Pumarosa - Devastation

 

 

 

 

 

  

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2015, emmené par la chanteuse Isabel Muñoz-Newsome, accompagnée des musiciens Tomoya Suzuki, James Neville et Nicholas Owen.  

 

De quoi parle-t-on ? :

Le rock ciselé du premier opus laisse la place à une tendance electro-rock des plus alambiquées.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Ensemble synthétique plutôt enlevé dont le côté désordonné incite peu au mouvement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

La tendance est souvent electropop, mais dans une version chaotique assez difficile à appréhender lors des premières écoutes.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Pas sûr que le public adhère à ce style de synthpop pour le moins torturé.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

La compression altère peu cette approche plus synthétique où même le chant d’Isabel Muñoz-Newsome a tendance à se faire discret.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion (5)

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Perdus dans un maelstrom alambiqué d’electro-rock, les anglais de Pumarosa peinent à franchir l’écueil du second album.

Snake, dernier morceau de l’excellent The Witch, était donc bien annonciateur de l’orientation synthétique du combo londonien. Mais c’est une version bien brouillonne, lancée par le pesant et tonitruant Fall Apart, que nous propose aujourd’hui le quatuor britannique. Le rock du puissant I See You rappelle à s’y méprendre les meilleurs moments de The Witch, mais l’embellie est de courte durée, l’electropop des dispensables Lose Control et I Can Change replonge l’album dans ses travers. Deux ou trois titres font encore illusion, le sombre Factory, la synthpop bancale de Virtue ou le rock d’Into The Woods, mais l’ensemble demeure finalement assez décevant. Même le chant pourtant divin de la sorcière Isabel Muñoz-Newsome, malheureusement récemment touchée par une grave maladie, se noie dans ce dédale harmonique informe.

Devastation était donc un titre prémonitoire pour la qualité musicale de ce nouvel opus. Avec cet essai plutôt confus, les Pumarosa ne confirment pas aujourd’hui les grands espoirs entrevus sur l’énorme The Witch.