Stereophonics - Kind

 

 

 

 

 

  

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe gallois, actif depuis 1992, composé aujourd’hui de son leader Kelly Jones et des musiciens Richard Jones, Adam Zindani et Jamie Morrison.

 

De quoi parle-t-on ? :

Loin de la britpop originelle, la musique des Stereophonics s’inscrit surtout aujourd’hui dans la langueur folk-rock.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Huit des dix titres de cet album sont joués à un rythme très lent.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

L’art de la mélodie est une constante du style musical des Stereophonics.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

L’addictif Bust This Town pourrait connaitre un beau succès public, mais la mélancolie récurrente de cet album devrait rebuter pas mal d’auditeurs.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Ensemble monocorde et aérien plutôt bien armé pour supporter la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion (5)

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

En 1997, les Stereophonics irradiaient le mouvement britpop, alors en pleine ébullition, avec la fraicheur de leur premier opus, le très bon Word Gets Around.

Dix albums plus tard, force est de reconnaitre que le combo gallois a perdu de sa superbe et qu'il s’est lentement enfermé dans une sorte de ronronnement musical. Il fallait donc se faire violence pour se lancer dans la découverte de ce onzième opus. Dès les premières notes du rock entrainant d’I Just Wanted The Goods, l’on comprend très vite que la révolution musicale n’est pas pour aujourd’hui. Avec le très pop Bust This Town en milieu d’exercice, ce premier morceau fait d’ailleurs un peu figure d’exception car Kind est avant tout un album de ballades. Des ballades folks, les très dépouillées Fly Like An Eagle et This Life Ain’t Easy, des ballades pop, les éthérées Stitches et Hungover For You, ou encore des ballades rock, les plus intenses Make Friends With The Morning et Don’t Let The Devil Take Another Day. Si la langueur est un artifice musical parfaitement maitrisé par les quatre britanniques, la rengaine est malheureusement le grain de sable qui vient contrarier cette belle mécanique.

Comme d’habitude les Stereophonics font le job, leurs mélodies sont lustrées et peaufinées à l’extrême, mais dans cette recherche de la perfection harmonique, le groupe a oublié un ingrédient essentiel pour le liant et l’attraction de cette musique, l’émotion…