Half moon run - A Blemish In The Great Light

 

 

 

 

 

 

  

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe canadien, actif depuis 2010, composé de Devon Portielje, Isaac Symonds, Conner Molander et Dylan Phillips.

 

De quoi parle-t-on ? :

Dans une ambiance délicate et toujours très riche musicalement, les canadiens accentue leur propension pour la fluidité de la pop et du folk.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Le rythme ne s’élève jamais très haut, la langueur est même souvent au rendez-vous.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Cet opus est clairement le plus accessible du groupe, les mélodies font mouche quasiment instantanément.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Ce nouvel album est taillé pour titiller les sommets des charts.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

La fluidité pop tant à se démocratiser, mais les harmonies sublimes des Half Moon Run ne sont encore pas prêtes pour la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Le trop méconnu combo montréalais Half Moon Run revient avec un troisième opus de pop-rock magique, A Blemish In The Great Light.

Le quatuor québécois nous avait déjà prouvé sur ses deux premiers albums qu’il était capable de repousser très loin les limites de sa palette musicale. Ce nouvel essai confirme cette aisance dans l’alternance et l’amalgame des genres. Then Again est à ce titre un résumé parfait des compétences de Half Moon Run, une entame dans la tranquillité folk, une partie centrale baignée dans la chaleur de la pop et un final obscurci par la ferveur du rock. Ce format grandiose se retrouve un peu plus loin sur le sommet de cet album, le long et intrigant Razorblade, avec un démarrage dans la fluidité et la lumière puis une plongée dans la tension nerveuse du rock. Le reste de l’album est un brin plus conventionnel mais demeure très plaisant, derrière les chants croisés de Conner Molander et de Devon Portielje, les canadiens enchainent les pépites mélodiques langoureuses, avec entre autres l’addictif Favourite Boy, Natural Disaster et sa petite boucle au piano ou encore le superbe New Truth.

A Blemish In The Great Light est certes moins surprenant que ses deux énormes prédécesseurs, mais son niveau tout de même très élevé assoit définitivement les Half Moon Run à la table des références incontournables de la scène rock internationale.