Corridor - Junior

 

 

 

 

 

 

 

  

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe canadien, actif depuis 2013, composé de Jonathan Robert, Dominic Berthiaume, Julien Bakvis et Julian Perreault.

 

De quoi parle-t-on ? :

Post-punk enlevé et mélodique chanté uniquement en français.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Rock tonitruant qui excitera les amateurs de air-guitar et de headbanging.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le son est souvent à la limite du noisy-rock, mais toujours dans le respect de la fluidité musicale.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Un peu trop bruyant pour intéresser le quidam de passage.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Rock bruitiste et monocorde qui ne perd pas son essence dans les affres de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (8)

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Après deux albums pour le moins confidentiels, les canadiens de Corridor s’ouvrent au monde avec le rock bouillant de Junior.

Mais qu’a donc fait le quatuor montréalais pour que sa notoriété bondisse à ce point ? Il a tout simplement rejoint l’écurie Sub Pop, le mythique label de Seattle indissociable de la réussite de Nirvana et du mouvement grunge en général. Corridor présente pourtant un handicap de taille, les paroles de ses chansons sont interprétées en français. Prôner la langue de Molière dans le vaste territoire nord-américain, où l’anglais est évidemment roi, est une gageure suicidaire difficile à relever. Mais le combo québécois n’en a cure, il joue son rock fiévreux à un rythme d’enfer. Le quadruplet d’entame est à ce titre assez évocateur, les brulots Topographe, Junior, Domino et Goldie exposent leur bel esprit mélodique dans la chaleur, un brin lo-fi, de l’intensité rock. Il faut attendre le « plus calme » Agent Double pour enfin reprendre son souffle. Le chant éthéré et parfois un peu lointain de Jonathan Robert se libère sur la seconde partie de l’album, plus langoureuse, notamment sur les superbes Grand Cheval et Bang.

Premier groupe chantant en français jamais signé par le label Sub Pop, les Corridor affirment, avec cet excellent Junior, leur caractère atypique et font grandement honneur au rock francophone.