Ezra Furman - Twelve Nudes

 

 

 

 

 

 

 

 

  

De qui parle-t-on ? :

Chanteur et musicien américain, actif depuis 2012. Il est accompagné sur cet album des musiciens Sam Durkes, Jorgen Jorgensen et Ben Joseph.

 

De quoi parle-t-on ? :

Punk-rock furieux et bricolé qui vire parfois à la power-pop, inspiré par le rock tonitruant du regretté Jay Reatard.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Pogo et headbanging sont garantis à l’écoute de cette musique incandescente.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

La furie sonore impose de revenir plusieurs fois à cet album.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Malgré quelques beaux moments pop, l’ensemble est beaucoup trop bruyant pour intéresser l’oreille du grand public.  

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

La qualité sonore n’est à priori pas le cheval de bataille d’Ezra Furman.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine (9)

 

Le trublion de la scène underground américaine, lui aussi stakhanoviste du rock à l’instar de son compatriote Ty Segall, sort l’ovni mirifique Twelve Nudes, mélange savoureux de punk-rock sauvage et de fluidité pop.

A la tête d’une discographie déjà pléthorique, le chicagoan à la voix hurlante et tranchante comme une lame de rasoir lance les hostilités dans la fureur du brulot Calm Down Aka I Should Not Be Alone. Tout en conservant ce chant enragé, proche parfois de celui du gouailleur en chef du duo britannique Lost Under Heaven, Ellery James Roberts, l’américain attaque dans la foulée le versant de la pop avec les très mélodiques Evening Prayer Aka Justice et Transition From Nowhere To Nowhere. Le punk-rock explosif de Rated R Crusaders nous extrait très vite de ce gracieux cocon harmonique. C’est dans la lourdeur du hard-rock de Trauma que Twelve Nudes poursuit alors sa route. Jusqu’au bout le natif de l’Illinois tempête contre toutes les formes d’injustices, ses discours pamphlétaires sont encore emballés dans le garage-rock de Blown, dans la pop sautillante d’In America ou dans la ballade I Wanna Be Your Girlfriend.   

Ezra Furman rend un vibrant hommage à l’un des héros de sa jeunesse, le regretté Jay Reatard. La carrière fulgurante de l’originaire de Memphis est ici glorifiée et son rock supersonique porté au pinacle par ce surpuissant Twelve Nudes.