Bons conseils pour la bande son de l'été 2019

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Pour cette période estivale, quelques compilations ou album de reprises permettant de (re)découvrir quelques artistes majeurs de la scène rock internationale. A écouter sans pression (sauf si elle est houblonnée) sur une plage de sable fin ou à la terrasse d’un café.

 

TUNNG – This Is Tunng… Magpie Bites And Other Cuts (2019)

Tunng - This Is Tunng'Magpie Bites and Other Cuts

 

 

 

 

  

 

 

 

Les Simon & Garfunkel de l’ère moderne, les britanniques de Tunng, exhument aujourd'hui leurs trésors folk-pop oubliés et quelques raretés sur une compilation totalement indispensable, This is Tunng... Magpie Bites and Other Cuts.

Le sextette londonien s’amuse, sans vraiment donner l’impression que la chose soit compliquée, avec les cuivres, les cordes, les boucles rythmiques et les chants en canon, et cale le niveau de cet étrange assemblage dans les pas de son précédent exercice studio, le fabuleux Songs You Make At Night. Rien dans cette tranche de vie n’est évidemment à jeter, mais quelques moments de grâce sont toutefois à noter, l’entame Heatwave, la cover bonifiée du The Pioneers des anglais de Bloc Party, les ballades folk Bodies et Death And The Maiden Retold ou encore la splendeur pop de Bank Holliday et de Clump.

Le dessin de la pochette de cet album figure bien la musique des Tunng, ce puzzle désordonné, semblant impossible à reconstituer, crée dans cet état de confusion un patchwork magnifique qu’il ne faut surtout pas essayer de démêler.

 

 

 

 

NEW ORDER – ∑(No,12k,Lg,17Mif) New Order + Liam Gillick: So it goes... (2019)

New order - ∑(No,12k,Lg,17Mif) New Order + Liam Gillick So It Goes

 

 

 

 

 

  

 

  

Les vétérans britanniques de New Order, résistants des premières heures du post-punk et de la new-wave eighties, revisitaient en 2017, lors du Manchester International Festival, une partie de leur répertoire, des années 80 à nos jours.

L’âge ne semble pas avoir d’emprise sur le quintette de Manchester, il offre, sous la forme d'un album live au doux nom de ∑(No,12k,Lg,17Mif) New Order + Liam Gillick: So it goes..., une relecture survitaminée de quelques-uns de ses titres emblématiques. Sur cet ensemble qui couvre une quarantaine d’années, le combo n’oublie pas de rendre hommage à la genèse de son existence avec les reprises de Disorder, Heart & Soul et Decades des mythiques Joy Division.

Cette prestation réalisée en collaboration avec le vidéaste britannique Liam Gillick est un objet de collection absolument indispensable.

 

 

 

SPOON – Everything Hits At Once: The Best Of Spoon (2019)

Spoon - Everything Hits At Once

 

 

 

 

 

  

 

 

Après neuf albums studios, les américains de Spoon font un retour sur leurs vingt-cinq années de carrière avec cette compilation de leurs plus grands singles.

Enfin presque la totalité de leur parcours puisque les deux premiers opus, jugés trop atypiques, sont absents des débats. Il reste donc treize titres, triés sur le volet, plutôt choisis dans le matériel habituellement joué en concert par le combo texan. La part belle est faite à They Want My Soul et bien sûr à l’exercice le plus populaire de la bande à Britt Daniel, Ga Ga Ga Ga Ga. L’énorme tube The Underdog et les excellents I Turn My Camera On, Do You, Hot Thoughts, I Summon You et You Got Yr. Cherry Bomb, rappellent à quel point la power-pop des originaires d’Austin est lumineuse.

Ce best-of est donc une excellente entrée en matière pour qui ne connait pas Spoon, groupe qui n’a inexplicablement jamais atteint le succès inhérent à son aura musicale.   

 

 

 

MORRISSEY – California Son (2019)

Morrissey - California Son

 

 

 

 

 

 

  

  

Terminons avec l’insubmersible Morrissey qui, non content d’avoir encore une carrière solo très active, se fend aujourd’hui d’un album de reprises de standards de l’americana des années 60 et 70.

Avec son timbre de voix si particulier, le divin Moz rend hommage à quelques artistes mythiques de la scène folk Outre-Atlantique, Joni Mitchell sur Don’t Interrupt The Sorrow, Bob Dylan sur Only A Pawn In Their Game ou encore Roy Orbison sur It’s Over. Certains trouveront l’exercice un peu flemmard, voire totalement inutile, mais l’état de grâce atteint dans l’interprétation lumineuse de Morning Starship, Days Of Decision, Wedding Bell Blues ou Some Say I Got Devil vaut à lui seul le détour.