The Raconteurs - Help Us Stranger

 

 

 

 

 

 

 

  

 De qui parle-t-on ? :

Supergroupe américain, actif depuis 2005, emmené par le stakhanoviste du rock, Jack White, accompagné du batteur des Afghan Whigs, Patrick Keeler, du bassiste freelance, Jack Lawrence, et de Brendan Benson, qui mène par ailleurs une brillante carrière solo.

 

De quoi parle-t-on ? :

Onze ans après son dernier opus, le combo durcit un peu le ton et aborde les thèmes du hard-rock, du boogie-rock et du glam-rock des années 70.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Excellent album pour perfectionner sa pratique du air-guitar et du headbanging.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les mélodies sont soignées, mais sont souvent noyées dans un déluge de riffs qu’il faut d’abord encaisser.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Une violence musicale et un style antédiluvien qui ne seront pas du gout du grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Avec ce style bruitiste, Jack White ne cherche pas spécialement à glorifier la musicalité, la compression n’altère donc pas vraiment cet ensemble.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

The Raconteurs, énième faire-valoir du trop-plein créatif de l’américain Jack White… qui peinait jusque-là à démontrer son réel intérêt, revisite aujourd’hui avec majesté le hard-rock des années 70.

Dire que le dernier album solo du transfuge des White Stripes sorti en 2018, Boarding House Reach, ne nous avait guère emballé est un doux euphémisme. La livraison d’un nouvel opus des Raconteurs onze ans après Consolers Of The Lonely était donc attendu avec une certaine méfiance. Mais si ces derniers temps nous l’avions quelque peu oublié, Jack White nous rappelle avec force à que point il est un génie. Le natif de Detroit recycle aujourd’hui la ferveur rock de la fin du siècle dernier dans un condensé explosif de douze nouvelles pièces. Il croise notamment les effluves seventies de Led Zeppelin et de Queen sur le bouillant Don’t Bother Me, invoque l’esprit des mythiques sudistes de Molly Hatchet sur Hey Gip ou le glam-rock des New York Dolls sur Shine The Light On Me et Sunday Driver. Si l’on considère de plus que les ombres des légendaires Black Sabbath, Lynyrd Skynyrd et Sweet planent en permanence sur ces harmonies, l’on comprend alors très vite que Help Us Stranger est accompagné d’une aura lumineuse et protectrice.      

Jack White rend donc un vibrant hommage à ses grands ainés, toujours en compagnie des excellents Brendan Benson, Jack Lawrence et Patrick Keeler, il dépoussière un des pans glorieux et fiévreux de l’histoire du rock.