The Divine Comedy - Office Politics

 

 

 

 

 

 

 

 

  

De qui parle-t-on ? :

Groupe nord-irlandais, actif depuis 1989, dont l’épicentre est l’auteur, compositeur et interprète Neil Hannon.

 

De quoi parle-t-on ? :

En plus de ses aspirations folk-pop habituelles, Neil Hannon tente aujourd’hui quelques expériences qui l’entrainent vers des rivages plus électroniques.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Une première partie d’album assez tonitruante, mais la langueur demeure majoritaire, notamment sur la seconde moitié d’Office Politics.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Un art de la mélodie toujours aussi aiguisé, mais l’auditeur habituel aura du mal à apprivoiser les quelques tentatives expérimentales de Neil Hannon.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

L’approche grand public était jusque-là une évidence, elle est aujourd’hui mise à mal par les expériences des Divine Comedy.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

La voix de Neil Hannon évidemment et la diversité des genres interdisent toutes formes de compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

La pochette d’Office Politics annonce d’emblée la couleur, Neil Hannon s’attaque au monde ingrat et subversif de l’entreprise. Dans une sorte de pastiche de la très courue série satyrique américaine The Office, le crooner irlandais propose aujourd’hui son essai musical le plus varié et le plus expérimental.

Le xylophone et l’electropop guillerette de Queuejumper ouvrent joyeusement ce douzième opus studio. L’éponyme Office Politics nous entraine dans la rigueur métronomique de la new-wave germanique des années 80. Sur les divins Norman And Norma et Absolutely Obsolete le britannique revient à la pop ciselée qui l’a porté au pinacle. L’album se poursuit dans la chaleur du rock avec le bien nommé Infernal Machines, avant de se répandre dans l’easy-listening de You’ll Never Work In This Town Again. La tournure devient plus électronique sur Psychological Evaluation ou sur le groovy The Life And Soul Of The Party. Dans ce fourre-tout musical pléthorique tout n’est évidemment pas parfait, il est difficile par exemple de comprendre l’intérêt du trop perché The Synthesiser Service Centre Super Summer Sale, mais l’ensemble, magnifié notamment par la langueur lumineuse de la seconde partie de l’album, demeure malgré tout assez convaincant.

Les Divine Comedy ne sont donc toujours pas en panne d’inspiration, Neil Hannon s’aventure au contraire avec cet Office Politics dans des contrées musicales jusque-là inexplorées.