The Drums - Brutalism

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 2008, devenu aujourd’hui le projet solo de son chanteur Jonathan Pierce.

 

De quoi parle-t-on ? :

Jonathan Pierce accentue son approche electropop dans une ambiance qui rappelle un peu le mythique combo américain The Cars.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Heureusement que l’album est assez court car sur les neuf titres proposés Jonathan Pierce nous laisse peu de temps pour reprendre notre souffle. 

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Avec ce cinquième opus, Jonathan Pierce confirme tout simplement sa maitrise parfaite de l’harmonie.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Ce style synthpop mélodique et dansant est très prisé du grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Ces nappes synthétiques et mélodiques se fondent parfaitement dans le moule de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Il ne faut pas confondre ce Brutalism avec l’opus du même nom du furieux et lumineux combo de Bristol, Idles. Il n’est point ici question de bastons rock sanguinolentes, mais d’une certaine expression du mal-être sur fond d’esthétisme electropop.

L’ombre des Cars plane sur les deux premiers brulots synthpop (Pretty Cloud et Body Chemistry) de ce cinquième opus des Drums. Loin d’être une révolution, ce nouvel essai de Jonathan Pierce est une évolution vers les ambiances colorées de l’electropop. Toujours seul aux manettes, le new-yorkais se contente malheureusement du minimum, il appose sa voix suave sur « seulement » neuf nouveaux titres répartis sur une grosse trentaine de minutes. Hormis sur les deux ballades de cet opus, I Wanna Go Back et Nervous, l’ensemble est interprété sous haute intensité rythmique, à grand renfort de nappes synthétiques et de beats entêtants.  

Blessé moralement et abandonné progressivement par ses anciens acolytes, Jonathan Pierce avait toutes les raisons de jeter l’éponge, mais son talent et son sens inné de la mélodie porte une nouvelle fois les Drums et ce Brutalism vers les sommets de la pop.