Stephen Malkmus - Groove Denied

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Chanteur et musicien américain, actif depuis 1991, leader autrefois des mythiques Pavement.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le rock indépendant des Pavement est toujours partiellement présent, mais il partage aujourd’hui l’affiche avec les délires electro de Stephen Malkmus.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

L’electro ne change rien au tempo intermédiaire habituellement préféré par Stephen Malkmus.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Il faudra certainement insister pour apprécier la nouvelle tendance electro de l’américain.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

A part Viktor Borgia, les titres synthétiques de cet opus sont quasiment inaudibles par le grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Pas sûr que la compression dégrade réellement les torturés Belziger Faceplant et Forget Your Place.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Un an après l’excellent Sparkle Hard, Stephen Malkmus est aujourd’hui de retour, sans l’assistance de ses Jicks, avec le déroutant Groove Denied.

La mouche electro semble avoir piqué le natif de Santa Monica sur quelques morceaux de ce nouvel opus. Mais attention, le genre de piqure inquiétante et nécrosée qui s’apparente au dubstep apocalyptique plutôt qu’à un habillage synthpop et son cortège de sucreries. L’étrange Belziger Faceplant ouvre Groove Denied dans un tourment électronique psychotique et industriel. Difficile d’adhérer immédiatement à ce nouveau style, d’autant que le post-punk minimaliste de A Bit Wilder ne fait rien pour assainir cette ambiance nauséabonde. Le gimmick simpliste, genre Rencontre Du Troisième Type, et la new-wave « Kraftwerkienne » du single Viktor Borgia égaient enfin l’atmosphère. Chassez le naturel, il revient au galop, Come Get Me retrouve les bases rock habituelles de Stephen Malkmus. L’américain nous effraie une dernière fois avec l’angoissant et répétitif Forget Your Place, avant d’alimenter jusqu’au bout notre nostalgie des regrettés Pavement.    

Le californien rend donc une copie certes hétéroclite mais finalement assez mitigée, il peine à convaincre lorsqu’il quitte sa zone de confort et qu’il s’essaye à l’electro torturée, mais frise une nouvelle fois le génie lorsqu’il reprend le rock flegmatique et lo-fi qui fit autrefois sa renommée.