Sleeper - The Modern Age

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, fondé en 1993, séparé une première fois en 1998 et reformé depuis 2017. L’inusable Louise Wener est évidemment toujours le moteur de ce projet, elle est accompagnée de deux des membres d’origine, Jon Stewart et Andy Maclure, et d’un petit nouveau, Kieron Pepper.

 

De quoi parle-t-on ? :

La britpop dans toute sa splendeur, telle qu’elle se faisait au milieu des années 90 entre autres par Echobelly, Shed Seven, Veruca Salt, Salad et bien sûr Sleeper.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Le rock est enlevé et bruitiste, rien de tel pour titiller la psychomotricité de l’auditeur.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

L’on retrouve sans problème la fluidité harmonique des trois premiers opus du combo.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

La britpop est un style aujourd’hui dépassé qui peine à susciter l’intérêt en dehors du cercle de ses inconditionnels.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Power-pop nerveuse et monocorde qui pâtit peu des affres de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Vingt et un ans après le crash de leur troisième album, le trop mièvre Please To Meet You, qui attendait encore quelque chose des londoniens de Sleeper ?

Vraisemblablement personne ! Alors pourquoi relancer un groupe, certes attrayant le temps de ses deux premiers opus, mais loin d’avoir laissé une trace indélébile dans l’histoire de la musique britannique ? Le rock nerveux et simpliste, cher dans les années 90 à nombre de suiveurs de la britpop, de Paradise Waiting indique d’emblée que la recette musicale n’a guère changé. Ne cherchez d’ailleurs pas d’évolution dans la suite de cet album, l’indie-rock noisy est l’écrin permanent du chant suave de l’indémodable Louise Wener. Seul le final Big Black Sun offre un langoureux palier de décompression avant de sortir définitivement de ce nouvel exercice.

The Modern Age s’inscrit sans problème dans la continuité rock des deux premiers opus du combo anglais, mais ses mélodies trop convenues peinent à atteindre les hauteurs des lumineux Inbetweener, Alice In Vain, Swallow et autres Delicious. Se pose alors la question de l’intérêt de ce nouvel album, facile à écouter, vite assimilé, mais certainement aussi très vite oublié…