Foals - Everything Not Saved Will Be Lost Part 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2005, emmené par son leader et chanteur Yannis Philippakis, accompagné des musiciens Jack Bevan, Jimmy Smith et Edwin Congreave.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le groupe met en veilleuse son savoir-faire rock et accentue au contraire sa propension pour la pop synthétique.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Malgré quelques morceaux très enlevés, comme In The Luna ou In Degrees, l’ensemble navigue plutôt dans un rythme intermédiaire.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Depuis leurs débuts, les Foals sont des experts dans l’art de la mélodie.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Les tubes imparables Exits et In The Luna devraient permettre d’élargir sensiblement la fanbase du combo britannique.  

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

La tendance pop prend clairement le dessus, mais dans une diversité harmonique qui interdit toute tentative de compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Les Foals pratiquent décidément à merveille l’art du contre-pied. Alors qu’après Holy Fires on les attendait plutôt sur le terrain de la douceur pop, voici qu’ils repartaient sur les chapeaux de roues rock sur l’intense et magnifique What Went Down. Avec ce nouvel opus, il était donc très difficile de deviner dans quelle ambiance musicale les britanniques allaient nous bercer.

Les intonations synthétiques de la ballade Moonlight apportent les premiers éléments de réponse. L’impression est confirmée avec la pop fédératrice du single Exits. Il faut attendre le tonitruant White Onions pour enfin voir apparaitre le côté rock du combo d’Oxford. Les boucles électroniques de l’enlevé In Degrees éteignent pourtant très vite cette ferveur. Syrups amalgame la langueur pop et dans sa seconde partie une légère pointe d’effervescence rock. La mélodie addictive du single In The Luna, à l’instar autrefois d’un My Number, sera à n’en pas douter la favorite du grand public. Le rock a pris la fuite dans la dernière partie de l’album où le folk mélancolique devient roi. Dernière petite curiosité notable, l’élan électro, jeté au beau milieu de la ballade Sunday, qui n’est pas sans rappeler la transe hypnotique du lumineux Born Slippy du duo britannique Underworld.

Le premier volet du diptyque Everything Not Saved Will Be Lost est un condensé lumineux de savoir-faire pop. Le foisonnement harmonique et le plaisir imposés par les orfèvres de Foals sur cette première partie nous laisseront à peine le temps de reprendre notre souffle avant la sortie du second volume, prévue déjà au mois de septembre.