The Brian Jonestown Massacre - The Brian Jonestown Massacre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 1990, emmené par son leader Anton Newcombe, accompagné de Ricky Maymi, Collin Hegna, Daniel Allaire, Rob Campanella, Joel Gion et Ryan Van Kriedt.

 

De quoi parle-t-on ? :

Ce nouvel opus éponyme est dans la continuité shoegaze du précédent album, Something Else.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Rock intense et enlevé qui provoque au minimum l’envie de pratiquer le air-guitar.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Des tubes potentiels, comme Drained, Cannot Be Saved ou What Can I Say, mais un ensemble pour le moins psychédélique à appréhender sur la longueur.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Une musicalité plus accessible encore qu’auparavant, même si le noisy-rock demeure la principale tendance.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Ensemble bruitiste et monocorde que la compression n’altère pas.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Anton Newcombe, stakhanoviste de la composition et de l’interprétation, ne se repose décidément jamais. Moins d’un an après le superbe Something Else, l’américain est déjà de retour aux affaires avec ses acolytes de The Brian Jonestown Massacre.

Ce nouvel opus éponyme, qui devait initialement voir le jour en septembre 2018, s’inscrit dans la lignée shoegaze de son brillant prédécesseur. Drained nous entraine d’emblée dans ce rock racé et noisy à la fluidité typiquement… britannique. Un titre en français pour le second morceau, Tombes Oubliées, chanté par Rike Bienert et hommage aux soldats tombés lors de la première guerre mondiale. Après My Mind Is Filled With Stuff, instrumental aux sombres effluves psychédéliques, le combo repart dans les harmonies brulantes et addictives du single Cannot Be Saved. Cet exercice navigue ainsi jusqu’aux dernières notes du très « Dandy Warholien » What Can I Say dans cette lumineuse ambiance rock intense et monocorde.

Sur un label « ordinaire », Anton Newcombe ne pourrait certainement pas proposer autant d’albums dans un laps de temps aussi court, saluons donc cet esprit d’indépendance qui permet à l’inconditionnel de profiter pleinement de la puissance créatrice du natif de Newport Beach.