Drenge - Strange Creatures

 

 

 

 

 

 

  

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2010, emmené par les frères Loveless, Eoin et Rory, accompagnés du bassiste Rob Graham.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le groupe délaisse la violence du grunge et s’oriente vers un stoner-rock nappé de tendances pop et de quelques boucles synthétiques.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Les deux premiers titres sont encore très rock, mais le reste de l’album lorgne plutôt du côté de la pop mid-tempo et de la ballade.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

L’ensemble est mélodiquement beaucoup plus accessible qu’autrefois.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Avec cet album plus pop, Drenge va considérablement accroitre son panel de suiveurs.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Le bruit laisse la place à un format pop plus audible et aisément compressible.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter (7)

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Sur Strange Creatures, le trio britannique fait sa mue et se déleste de la lourdeur et de l’extrême nervosité de son rock.

Comment définir les profonds changements qui touchent la musique de Drenge ? Disons simplement que le grunge s’est transformé en une sorte de stoner-rock balayé par une légère brise d’electropop. L’apport de la basse de Rob Graham, instrument ô combien important dans ce style musical, est certainement un des vecteurs de cette métamorphose. Cette démonstration à quatre cordes est faite dès l’entame du brulant single Bonfire Of The City Boys. Le tribal This Dance semble indiquer que cet album va une nouvelle fois sentir la poudre. Mais à partir d’Autonomy le groupe joue déjà la carte de l’apaisement et les nappes synthétiques prennent alors le relais sur les très pop Teenage Love et Strange Creatures. L’album se poursuit dans une ambiance plutôt langoureuse et atteint quelques lumineux sommets avec les cuivres de Prom Night, la ballade No Flesh Road ou encore le superbe When I Look Into Your Eyes.

Même si le virage pop de ce troisième opus risque de faire grincer quelques dents chez les fans de la première heure, il faut malgré tout reconnaitre que les frères Loveless repoussent avec brio les limites de leur horizon musical.