Peter Bjorn And John - Darker Days

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Trio suédois, actif depuis 1999, composé de Peter Morén, Björn Yttling et John Eriksson.

 

De quoi parle-t-on ? :

Même si l’on entend encore parfois la ligne de basse de Björn Yttling, force est de constater que la synthpop enjouée est devenu maintenant le style prépondérant.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Un groove indéniable sur certains titres qui appelle forcément au mouvement.  

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

L’on peut ne pas aimer l’approche mélodique du trio de Stockholm, mais reconnaitre tout de même la puissance harmonique de ses compositions.  

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

L’on a maintenant bien compris que Peter Björn And John recherchaient à tout prix les faveurs du grand public....

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Electropop synthétique et tubesque plutôt bien adaptée à la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Déjà très à la peine sur leur précédent exercice, Breakin’ Point, Peter Bjorn And John s’enfoncent un peu plus dans la difficulté avec ce nouvel opus au titre malheureusement prémonitoire, Darker Days.

Gut Feeling, sorti en éclaireur, avait pourtant fait bonne impression. Cette joie synthétique à l’état pur nous rappelait à quel point la froide Scandinavie pouvait parfois réchauffer l’oreille de l’auditeur. La première partie de Darker Days confirme d’ailleurs cette belle aptitude pour la mélodie. One For The Team, Every Over Night ou encore Living A Dream, sans être extraordinaires, ont au moins le mérite de la distraction. Le pathos fait son apparition sur le dispensable Wrapped Around The Axle et atteint son apogée sur les horribles Dark Ages et Sick And Tired. La musique du trio suédois se délite sur cette seconde partie de l’album, le très long calvaire final Heaven And Hell symbolise à lui seul ce voyage jusqu’au bout de l’ennui.   

L’on a beaucoup de mal à reconnaitre les auteurs du fabuleux Young Folks dont le dernier sommet remonte à 2011, à l’époque de l’excellent Gimme Some. Espérons simplement que les os brisés représentés sur la pochette de Darker Days ne soient pas la dernière étape avant que le combo de Stockholm ne tombe définitivement en poussière…