Snail Mail - Lush

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Guitariste et chanteuse américaine, active depuis 2015, de son vrai nom Lindsey Jordan, accompagnée aujourd’hui des musiciens Alex Bass et Ray Brown.

 

De quoi parle-t-on ? :

Rock indépendant pur jus, aux intonations lo-fi, qui n’est pas sans rappeler le travail d’une autre très jeune américaine, Frankie Cosmos.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Les quelques moments d’intensité rock contrebalancent difficilement le rythme langoureux et les penchants folk souvent imposés par la belle américaine.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le rock lo-fi et parfois noisy ne se conçoit pas forcément au détriment du sens de la mélodie, Snail Mail le prouve aujourd’hui.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Malgré de belles qualités harmoniques, le style un peu suranné peine aujourd’hui à attirer le grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Rock simpliste et monocorde qui ne perd pas son essence dans le carcan de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

A l’instar de sa compatriote Frankie Cosmos avec son magnifique Vessel, la toute jeune Lindsey Jordan conjugue brillamment le renouveau de l’indie-rock américain au féminin.

Déjà remarquée en 2016 sur l’excellent Habit, EP lo-fi de rock rudimentaire et lumineux, Snail Mail confirme aujourd’hui, sur ce premier exercice en long format, les espoirs alors entraperçus. Du haut de ses dix-huit ans, la native de Baltimore expose ses aptitudes à l’écriture et à l’interprétation d’un rock indépendant, certes aux allures de déjà entendu, mais à la maturité sans failles. Comment ne pas tomber alors sous le charme du chant fluet de Lindsey Jordan sur le rock tendu de Pristine et de Heat Wave ou sur le folk langoureux de Let’s Find An Out et Deep Sea ?    

Liz Phair et les filles de Sleater-Kinney peuvent dormir sur leurs deux oreilles, une nouvelle génération d’amazones shoegaze, adoratrices de guitares, de basses et de batteries, est prête, contre vents et marées, à porter très haut l’étendard de l’indie-rock. Avec l’éminent Lush, Snail Mail se positionne d’emblée en tête de ce cortège de résistantes de la musique alternative.