Courtney Barnett - Tell Me How You Really Feel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Chanteuse et musicienne australienne, active depuis 2009.

 

De quoi parle-t-on ? :

Rock indépendant et lo-fi qui concède aujourd’hui quelques intermittences à la pop et au folk.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Malgré quelques titres entrainants (Charity, Nameless, Faceless ou City Looks Pretty), la belle australienne semble avoir choisi la voie de l’apaisement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Encore quelques moments d’intense noisy-rock, mais un ensemble au final qui met en avant les aptitudes harmoniques de Courtney Barnett.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Les titres Charity et Need A Little Time ont un potentiel mélodique capable d’attirer le grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

L’ensemble est dans la continuité du premier opus avec quelques moments pop et folk qui assurent une bonne audition en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Courtney Barnett n’aura pas mis longtemps à se faire un nom. Après un premier album à la fraicheur rock des antipodes, l’originaire de Melbourne s’est embarquée l’année dernière dans une escapade fantastique avec l’américain Kurt Vile sur le très Plaisant Lotta Sea Lice.

L’australienne ressert aujourd’hui son met favori, le rock lo-fi et fiévreux de ses premiers amours. L’ouverture de Tell Me How You Really Feel, le sombre Hopefulessness, biaise un peu l’image de ce nouvel opus. Par son approche torturée, il altère l’essence mélodique et addictive des neuf titres qui vont lui succéder. En effet dès City Looks Pretty l’on retrouve le rock espiègle qui fit hier la gloire d’un Elevator Operator. Défile alors la triplette magnifique et fédératrice de ce deuxième album, la noisy-pop enlevée de Charity et du single Nameless, Faceless et le folk accrocheur et langoureux de Need A Little Time. Après le punk virulent du vindicatif I’m Not Your Mother, I’m Not Your Bitch et l’inspiration puisée chez les Breeders de Crippling Self Doubt…, Courtney Barnett termine cet album dans une certaine forme de douceur et de dépouillement.

Avec ce second exercice très réussi, la native de Sydney continue son ascension vers les sommets de l’Olympe de l’underground rock… où trônent déjà les déesses PJ Harvey et Liz Phair.