Beach house - 7

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Duo américain, actif depuis 2004, composé de la claviériste et chanteuse Victoria Legrand et du multi-instrumentiste Alex Scally.

 

De quoi parle-t-on ? :

Dreampop mélancolique dans la continuité de celle proposée par le duo depuis l’album Bloom.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Le tempo demeure dans une zone comprise entre la langueur et la grande lenteur.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Un sens inné de la mélodie, mais une approche mélancolique qui nécessitera malgré tout plusieurs écoutes.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Ces sonorités sombres et lancinantes ne seront évidemment pas du gout de tout le monde.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Cette pop aérienne noyée dans un brouillard ouaté et magnifiée par le chant angélique de Victoria Legrand sera plus agréable à écouter dans la décompression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

En excès d'inspiration en 2015 suite aux sorties coup sur coup des excellents Depression Cherry et Thank You Lucky Stars, le duo de Baltimore revient aujourd'hui avec un septième opus, sobrement intitulé 7.

L'écoute d’un album de Beach House provoque toujours cette douce impression de remonter dans le temps, cette noisy-pop lancinante et aérienne nous ramène tout droit à la fin du siècle dernier, à l’époque où le shoegazing régnait en maitre. 7 emprunte lui aussi ce chemin vers les limbes mélancoliques du passé. La dreampop harmonique de Dark Spring est d’emblée éraillée à la sauce bruitiste. Le langoureux et morose Pay No Mine nous entraine déjà dans les bas-fonds de la tristesse… mais le radieux single Lemon Glow nous extirpe heureusement rapidement de cette torpeur. On l’aura compris, le duo ne change rien à ses habitudes musicales, à tel point d’ailleurs qu’il semble que 7 soit le dernier élément du triptyque qu’il forme avec Depression Cherry et Thank You Lucky Stars. Mais ne soyons pas non plus trop pointilleux, il y a tout de même une petite nouveauté à signaler sur ce nouvel opus, les quelques paroles en français magnifiquement susurrées par Victoria Legrand sur le divin L’Inconnue.  

L’on pourra évidemment reprocher à Beach House cette propension affichée pour le statu quo. Mais, à l’instar de ce que propose 7, l’on pourra aussi louer la capacité du duo américain à toujours exceller dans cette belle et ténébreuse persistance harmonique.