Eels - The Deconstruction

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, formé en 1995, qui s'apparente plutôt au projet solo du chanteur et multi-instrumentiste Mark Oliver Everett (alias E), accompagné aujourd’hui de Jeff Lyster (alias The Chet).

 

De quoi parle-t-on ? :

Pour accompagner le chant de E, le groupe confronte toujours son folk mélancolique à un rock alternatif plutôt enlevé.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Le principe est basique, l’on passe du très entrainant à l’extrême lenteur sans jamais s’arrêter au point milieu, la seule alternative dans ce cas est de se contenter de battre la mesure.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

La fluidité harmonique est l’essence de ce moteur musical au tempo indifféremment enlevé ou lent.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Bien que moins présent ces dernières années, Eels bénéficie toujours d’une relative notoriété. Les single Bone Dry et Today Is The Day devraient d’ailleurs confirmer cette tendance.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Cette alternance de folk langoureux et de rock enjoué s’adapte très mal aux effets de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Après un break vraisemblablement salutaire, Mark Oliver Everett et son groupe Eels sont de retour avec un monumental douzième opus studio.

Quatre ans après le triste The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett, le californien chasse une partie de ses idées noires et injecte une dose d’optimisme et de mouvement dans sa construction musicale. Ce nouvel album démarre sur les chapeaux de roues avec l'enjoué single éponyme, The Deconstruction, et le brûlot rock, Bone Dry. Dès Premonition, le groupe revient au folk langoureux et mélancolique qu'il sait aussi parfaitement concocter. Le timbre de voix si particulier de E, reconnaissable entre mille, irradie toujours cette musique aux atours fantasmagoriques. Sur une douzaine de mélodies, entrecoupées de quelques interludes, Eels étale avec brio son insondable palette de compétences. Le combo de Los Angeles saute ainsi du bouillant Today Is The Day à l'apaisant Sweet Scorched Earth avec une aisance et un naturel époustouflant.

Les démons qui hantent l’âme de Mark Oliver Everett sont décidément vecteurs de génie. The Deconstruction évoque évidemment le chaos ambiant qui asphyxie l’humanité à petit feu, mais il image aussi parfaitement cet esprit de recomposition imposé en permanence à la musique de Eels.