Superorganism - Superorganism

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Collectif international, créé l’année dernière, dont les membres viennent du Japon, de l’Angleterre, de Corée du Sud, de Nouvelle-Zélande et d’Australie. Autour de la chanteuse principale Orono Noguchi gravitent les musiciens Christopher Young, Mark Turner, Tim Shann et Blair Everson, accompagnés des choristes Ruby, B et Soul.

 

De quoi parle-t-on ? :

Cette internationale de la pop synthétique et détraquée est le parfait remède contre la mélancolie.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Album qui navigue dans une certaine langueur, mais les percussions de la synthpop impriment un faux rythme largement suffisant pour battre la mesure.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

L’on a du mal à entrer dans l’univers de Superorganism, mais après quelques écoutes la fluidité harmonique apparait et l’on ne peut alors se défaire de ces mélodies entêtantes.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Une fois passé l’obstacle de la bizarrerie, les tube Every Wants To Be Famous, SPRORGNSM et Something For Your M.I.N.D. devraient aisément conquérir le grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Electropop foutraque qui alterne les ambiances et les fausses pistes, mieux vaut donc l’écouter dans la décompression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

La pop ne connait décidément plus de frontières, les huit membres du collectif Superorganism, originaires des quatre coins du monde, le prouvent avec un premier opus à la musicalité pop attachante et bancale.

Dès l’entame d’It’s All Good, l’on comprend très vite que cette musique possède ce petit truc en plus qui transforme l’ordinaire en extraordinaire. Les notes très accrocheuses fusent dans tous les sens, les arpèges déraillent parfois, les voix parlent, chantent… et l’on se délecte au final de ce joyeux foutoir. Le combo maitrise parfaitement l’amalgame du psychédélique et de la ritournelle, de l’harmonie étrange et du tube absolu. Every Wants To Be Famous, SPRORGNSM et l’énorme Something For Your M.I.N.D., magnifiés par le chant suave et enfantin de la toute jeune japonaise Orono Noguchi, sont les fiers étendards de cette recherche baroque et réussie du single imparable.

Que dire de cette musique hors du commun, l’on déambule dans une electropop labyrinthique qui nous éloigne de la morosité et nous entraine doucement vers la lumière. Cet addictif album éponyme sera, à n’en pas douter, l’un de nos fidèles compagnons de route pour les années à venir.