Noel Gallagher's High Flying Birds - Who Built The Moon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2010, évidemment emmené par Noel Gallagher, ancien coleader avec son frère Liam de l’un des plus grands groupes de rock des années 90, Oasis. Il est accompagné des musiciens Chris Sharrock, Mike Rowe et Russel Pritchard.

 

De quoi parle-t-on ? :

Noel Gallagher s’éloigne maintenant du style Oasis, intensifie son rock et aborde les thèmes du revival psychédélique.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Rock bien plus enlevé et plus noisy que celui proposé sur Chasing Yesterday.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Album plus sauvage et moins mélodique que Chasing Yesterday, qui demandera plusieurs écoutes avant de s’apprivoiser. 

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Un peu moins fluide et un peu plus rock que Chasing Yesterday, cet album touchera plus difficilement le grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

De l’intensité et de la richesse instrumentale qu’il sera plus facile d’appréhender dans la décompression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Après avoir longuement étalé leur mésentente au sein d’Oasis, les deux frangins Gallagher poursuivent leur combat à distance, à coup d’albums solos et d’intensité rock. Deux mois à peine après avoir découvert le très réussi premier opus de Liam en solitaire, c’est donc au tour de son frère Noel de sortir sa nouvelle production.

Si son premier exercice, Chasing Yesterday, avait encore de fortes accointances avec le style Oasis, il semble aujourd‘hui que le mancunien ait enfin décidé de larguer les amarres pour voguer vers d’autres horizons musicaux. Oh bien sûr, Noel Gallagher n’a pas quitté le confort tumultueux du rock, tout juste a-t-il choisi de se frotter d’un peu plus près à une certaine forme de revival psychédélique. L’entrainant Fort Knox lance ce nouvel opus dans une ambiance très proche de celle de Primal Scream période Vanishing Point, la meilleure pour beaucoup. Noel Gallagher fait lustrer ses cuivres sur le bouillant single Holy Mountain. L’on est loin de l’apaisement sur ce nouvel album, les brulots s’enchainent à grande vitesse à l’image du triptyque Keep On Reaching, It’s A Beautiful World et She Taught Me How To Fly. Mais le britannique sait aussi se ménager, il s’octroie quelques instants de pause sur les langoureux The Man Who Built The Moon et Be Careful What You Wish For. Le propos de Who Built The Moon ?, formidablement instrumenté et d’une constance qualitative plutôt inattendue, est au final d’une belle originalité.

Qu’une fratrie comme celle des Gallagher, aussi charismatique et emblématique du rock outre-manche, soit capable dans la même année de réaliser deux albums d’un tel niveau est plutôt une bonne nouvelle pour les nombreux fidèles. Séparer ces deux talents indiscutables aura finalement eu du bon, ce Who Built The Moon ?, à l’instar de As You Were quelques semaines plus tôt, en est l’indéniable démonstration.