Malcolm Young1

 

 

A l’instar de Lemmy Kilmister et David Bowie, il semblerait que les héros de ma jeunesse se soient décidément donné le mot pour tirer leur révérence. Le monde du rock est une nouvelle fois en deuil après avoir appris le décès de Malcolm Young, un petit mois à peine après celui de son frère Georges. Cofondateur et coleader des immenses AC/DC, avec son benjamin Angus depuis plus d'une quarantaine d'années, le cadet de la fratrie Young quitte donc définitivement la scène rock à l’âge de soixante-quatre ans.

Pour un fan des premières heures, qui avait découvert le quintette aussie à l'époque de l'album Let There Be Rock et connu un premier drame suite à la disparition brutale de Bon Scott après la sortie du mythique Highway To Hell, cette nouvelle est évidemment un crève-cœur.

Discret guitariste rythmique du combo australien, ombre bienveillante du bouillant Angus, Malcolm Young aura traversé l’histoire du groupe tel un phénix. Leader naturel et véritable mentor de cette bande de « chiens fous », il représentait la force tranquille d’AC/DC, la main de fer dans un gant de velours. Après une attaque cérébrale qui l'avait ensuite fait sombrer dans la démence, il avait été contraint de quitter le groupe au printemps 2014. A soixante-quatre, il était encore bien tôt pour que Malcolm nous abandonne, mais les chemins de l’Enfer sont malheureusement pavés d’incertitude et d’injustice…     

L'on ne sait encore si ces événements tragiques mettront un terme aux activités d'AC/DC, l'on se doute par contre que cette amputation brutale de deux membres de la fratrie Young va fortement ébranler l'envie d'Angus d'enfiler à nouveau son éternel costume d'ecolier australien.

Malcolm Young, RIP (Rock In Peace)

 

Malcolm Young2