Jessica93 - Guilty Species

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe français, actif depuis 2012, axé principalement autour de son homme à tout faire, le guitariste et chanteur Geoffrey Laporte. Sur cet opus, il est accompagné des musiciens Henri Adam, Eric Bricka et David Snug.  

 

De quoi parle-t-on ? :

Le groupe puise son inspiration dans la plus belle période des mouvements grunge et shoegaze, le début des années 90.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Rappelle ces temps où il était bon de secouer la tête en pratiquant le air-guitar.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Bien que la musicalité soit assez évidente, il faut un peu de temps pour s’imprégner de l’intensité de ce noisy-rock. 

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Ce style musical a connu son apogée populaire au début des années 90, aujourd’hui, alors que les gouts se sont tournés vers le tout synthétique, il compte beaucoup moins d’afficionados.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Rock monocorde aux intonations fortement bruitistes, construit pour l’intensité plutôt que pour le plaisir musical, tout à fait audible en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Un rythme et une musicalité qui accrochent d’emblée l’auditeur, une puissance et une fougue qui rappelle les plus belles heures du grunge, Jessica93 serait-il le nouveau phénomène de la scène rock américaine ?

Ceux qui connaissent le projet depuis le premier album, S/T, savent évidemment que c’est le français Geoffrey Laporte qui se cache derrière ce patronyme. Autrefois seul, mais accompagné aujourd’hui de quelques acolytes, le parisien entraine le bouillant single R.I.P. In Peace dans la lourdeur des riffs de Soundgarden, époque Badmotorfinger. Les variations harmoniques de Mental Institution puisent plutôt leur inspiration dans le creuset du shoegaze. Tout au long de ses huit titres, Guilty Species demeure un album à très haute intensité, une ode à la gloire du noisy-rock. Les brulots s’enchainent à grande vitesse dans une fournaise bruitiste, seule la longue ballade Bad Bugs offre ce qui parait être un moment de répit.

L’adage « on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même » s’applique parfaitement à l’homme à tout faire du projet Jessica93, Geoffrey Laporte. En cette année 2017, ce touche à tout magnifique confirme, à l’instar de ses compatriotes de Last Train, que le rock hexagonal peut parfois élever son niveau de jeu à la hauteur des cimes les plus inaccessibles.