Orelsan - La Fête Est Finie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Rappeur et musicien français, actif depuis 2002. Il est aussi en parallèle, avec son acolyte Gringe, un membre du duo les Casseurs Flowters.   

 

De quoi parle-t-on ? :

Hip-hop assez enlevé qui explore parfois les limites de la pop et de l’electro.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Musique urbaine qui n’échappe pas aux règles du genre, boite à rythme et nappes synthétiques, et un flow intense qui relève encore le tempo de l’ensemble.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le phrasé limpide, asséné parfois violemment, a tendance à s’instiller rapidement dans nos esprits. 

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Rap un peu hors normes, plutôt mélodique et dynamique, qui plait énormément au grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Le discours est l’ingrédient principal de cet ensemble, la compression ne l’empêchera donc pas d’atteindre son but.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Au risque de se faire traiter de tous les noms, force est de constater à la découverte de ce nouvel opus, sans doute avec une petite pointe de misogynie supplémentaire, que le flow d’Orelsan est ce qui se rapproche le plus du style spoken word glorifié par le défunt collectif parisien, Fauve.

Le hip-hop d’Aurélien Cotentin use évidemment parfois de quelques ficelles racoleuses, de ce maudit vocoder sur l’éponyme La Fête Est Finie ou La Lumière et de l’assistance mainstream de stars du hit-parade, comme Maitre Gims et Stromae respectivement sur Christophe et La Pluie. Mais il offre surtout un regard acide et peu amène sur sa carrière d’artiste qui renvoie un écho assez singulier sur nos propres parcours. Qui ne retrouve pas quelques points communs avec sa tribu dans le pamphlet acerbe de Défaite De Famille ou qui, comme dans San, n’a pas regretté à un moment de sa vie d’avoir abandonné ses rêves de jeunesse. Le discours est simple, Basique, mais aussi percutant et parfois vindicatif. Le natif d’Alençon ne se contente pas de déverser les mots à la vitesse de la lumière, il expose aussi une certaine originalité musicale sur le rythme syncopé de Bonne Meuf ou un sens inné de la mélodie sur le très pop Quand Est-Ce Que Ca S’arrête.

La fête n’est finalement pas tout à fait finie avec ce nouvel album désenchanté. Le propos est certes amer, mais la manière de l’exprimer et sa mise en musique, tout bonnement lumineuses, permettent à l’auditeur de prendre un certain plaisir au partage de cette tranche de la vie d’Orelsan.