The Horrors - V

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2005, composé de Faris Badwan, Joshua Hayward, Tom Cowan, Joseph Spurgeon et Rhys Webb. Il est à noter que Faris Badwan est aussi, avec la soprano canadienne Rachel Zeffira, la moitié du duo Cat’s Eye.

 

De quoi parle-t-on ? :

Grand écart entre rock psychédélique seventies et synthpop eighties.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

A part Something To Remember Me By qui écumera les pistes de danse, V est un album au tempo plutôt intermédiaire.  

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les Horrors favorisent encore un peu plus leur maitrise de la fluidité mélodique.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

World Below, Point Of No Reply et surtout Something To Remember Me By devraient tout emporter sur leur passage.   

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Rock aseptisé et synthpop font plutôt bon ménage avec la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Skying était un monstre de rock psychédélique, mais son successeur au nom pourtant prédestiné, Luminous, beaucoup plus convenu, avait fait rentrer le combo britannique dans le rang.

Le mélange sans vergogne de synthpop et d’intonations shoegaze provoque une sensation étrange et déroutante lors des premières écoutes de ce nouvel opus, et nous fait craindre le pire quant à la capacité de réaction des britanniques de The Horrors. Le rock seventies de l’excellent Hologram nous rassure pourtant très vite et indique que les Temples ne sont maintenant plus seuls sur la planète du revival psychédélique. Les beats électroniques utilisés parfois maladroitement sur Luminous paraissent aujourd’hui bien mieux maitrisés, ils accompagnent à merveille les synthétiques Press Enter To Exit, World Below, Point Of No Reply ou encore l’énorme single Something To Remember Me By. Accoler ainsi une electropop sautillante à ce rock antédiluvien peut parfois paraitre surprenant, mais le rendu est au final plutôt cohérent et élargi avec brio l’éventail des compétences musicales du quintette de l’Essex.

A l'instar de l'éclat harmonique du magnifique Ghost, il semblerait qu’aujourd’hui les Horrors arrivent enfin au sommet de leur art et que ce V soit leur album le plus abouti et le plus flamboyant.