Daughter - Music From Before The Storm

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Trio anglais, actif depuis 2010, fondé par la chanteuse et guitariste Elena Tonra, accompagnée des musiciens Igor Haefeli et Remi Aguilella.

 

De quoi parle-t-on ? :

L’on ne change pas une équipe qui gagne, la cold-wave et la dreampop, mâtinées de mélancolie et de sonorités noisy, sont les deux mamelles de ce style musical.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

A l’instar de Not To Disappear, le tempo de ce nouvel album est assez lent, les quelques sonorités noisy rehaussent toutefois le rythme de l’ensemble.  

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

La mélancolie ambiante ne gêne en rien la grande fluidité de ces nouvelles mélodies.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Appelée à être entendue par des dizaines, voire des centaines de milliers de joueurs, cette musique aux atours mélancolique n’en demeure pas moins l’apanage des inconditionnels du noisy-rock et de la cold-wave.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Les fréquentes variations d’ambiances et la noirceur de l’ensemble imposent plutôt une écoute dans la décompression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Quel style musical était le plus à même d'accompagner les tribulations de Chloé Price, ado à la dérive héroïne du jeu vidéo Life Is Strange Before The Storm, que la noisy-pop désenchantée des anglais de Daughter ?

Déjà auteurs du magnifique Not To Disappear en 2016, Elena Tonra et ses deux acolytes réalisent tout bonnement un nouveau chef-d'œuvre empli de spleen et de lumière.

Le single Burn It Down, sorti en éclaireur, nous avait déjà convaincu que cette bande originale allait tutoyer les étoiles, mais le résultat va au-delà de nos espérances. Dans une version plus instrumentale, forcément inhérente au genre, que sur un album studio officiel, le combo britannique ne se contente pas de distiller les quelques bribes harmoniques qui accompagnent souvent les scènes d’action dans ce style d'exercice, il propose, au contraire, des morceaux à part entière dignes de sa courte et magnifique discographie. De la dreampop de Glass, d’All I Want et de Departure, en passant par le noisy-folk de Flaws et de Dreams Of Williams ou encore la cold-wave de The Right Way Around, de Witches et d’I Can’t Live Here Anymore, tout ici respire la mélancolie et la désespérance… mais aussi et surtout la splendeur harmonique.

Elena Tonra, maitre à penser du trio londonien, offre un écrin sur mesure au premier épisode de la franchise Life Is Strange. S’il n’entre pas dans la discographie officielle du groupe, cet opus marque malgré tout une étape importante dans la carrière de Daughter et sera à l’avenir un point de référence incontournable.