The War On Drugs - A Deeper Understanding

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 2005, dont l’agitateur principal est le guitariste et chanteur Adam Granduciel. Il est accompagné des musiciens Robbie Bennet, Charlie Hall, David Hartley, Jon Natchez et Anthony Lamarca.

 

De quoi parle-t-on ? :

Qu’on l’appelle americana, folk-rock ou pop, cette musique est une symphonie qui puise principalement son inspiration dans les arpèges du mythique Bruce Springsteen.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Quelques titres remuants mais une majorité de ballades et de morceaux mid-tempo, au final, A Deeper Understanding permet surtout de battre la mesure.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le groupe intensifie encore un peu plus sa fluidité mélodique.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Pain, Strangest Thing et Holding On devraient attirer aisément l’oreille du grand public.

  

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Cet album est un trésor harmonique qui ne peut se satisfaire de l’étroitesse de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Avec un patronyme qui semble être inspiré par l'un des personnages de la saga Harry Potter, le sorcier Adam Granduciel appose sa patte magique sur les dix titres de ce nouvel opus.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, une première remarque bassement terre à terre mais qui a sa petite importance, le rapport qualité prix d'un album des War On Drugs est optimal. Plus d'une heure de musique proposée alors que beaucoup, pour le même tarif, se contentent à peine d'une petite demi-heure. Lorsque ladite musique est de plus à ce niveau stratosphérique de qualité, il n'y a alors plus à hésiter.

Up All Night entame ce nouvel album en surfant sur l’americana cher à Bruce Springsteen et … aux pompeux Dire Straits. Fort heureusement, dans la structure musicale et la manière de chanter, Pain et la suite de A Deeper Understanding accentuent plutôt la filiation avec le « Boss ». Sur des durées de morceaux assez étirées, Adam Granduciel remet au goût du jour (en dehors évidemment du cadre du hard-rock) le solo de guitare. Lorsque l’on pense qu’aux débuts des War On Drugs, il était associé à Kurt Vile, l’on imagine la puissance de feu qu’aurait ensemble ces deux guitaristes avec l’expérience acquise… Les originaires de Philadelphie se veulent aujourd’hui plus en adéquation avec les attentes du public, moins mélancoliques, cela se ressent dans les moyens de production enrichis, l’opulente instrumentation et le tempo enjoué de ces nouvelles chansons. Holding On, Nothing To Find et In Chains en sont la parfaite démonstration et représenteront, à ce titre, dignement A Deeper Understanding en singles. Les américains n’oublient bien sûr pas qu’ils chérissent aussi la folk-music, ils dédient une bonne part de cet album à cette passion. Deux titres illustrent magnifiquement ce penchant, les divins Thinking Of A Place et Strangest Thing.     

Avoir entre les mains le jeu de guitare de Mark Knopfler et une voix proche de celle de Bryan Adams, deux artistes surgonflés à l’hélium de la bulle MTV dans les années 80, auraient pu faire fuir les plus ardents défenseurs de la cause indépendante. Mais dans une vision musicale qui tutoie plutôt les arpèges de l'immense Bruce Springsteen, Adam Granduciel et ses War On Drugs offrent un quatrième album à la texture harmonique exceptionnelle.