Queens of the stone age - Villains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 1996, dont l’artisan principal et seul membre originel est le guitariste et chanteur Josh Homme, il est accompagné des musiciens Troy van leeuwen, Michael Shuman, Dean Fertita et Jon Theodore.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le groupe reste encore dans le giron de son stoner-rock légendaire qu’il agrémente, comme sur son précédent opus, de quelques sonorités pop.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

A part Head Like A Haunted House, qui file à la vitesse de la lumière, Villains imprime ses riffs dans un tempo plutôt intermédiaire. 

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Quelques titres accrocheurs, comme Fortress, The Evil Has Landed ou The Way You Used To Do, intensifient encore la musicalité des Queens Of The Stone Age.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Les Queens Of The Stone Age touchent essentiellement les amateurs de riffs bruitistes et de hard-rock à l’ancienne.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Une petite baisse d’intensité dans le rock et une limpidité mélodique à toute épreuve permettent de briser aisément l’écueil de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Exposer ici les faits d’armes de Josh Homme dans le monde du rock depuis le milieu des années 80 reviendrait à énumérer une longue litanie de collaborations diverses et de groupes en tous genres qui cadrerait mal avec les canons de synthèse d’une bonne critique musicale. De Kyuss jusqu’aux Arctic Monkeys, en passant par Primal Scream, Eagles Of Death Metal, Foo Fighters ou encore l’inusable Iggy Pop, l’on ne peut pas dire que notre bonhomme ait été avare de ses multiples talents…

Soyons donc plus concis et concentrons-nous uniquement sur ce septième opus des Queens Of The Stone Age. Après les premiers frémissements pop entrevus dans le rock de …Like Clockwork, Villains accentue encore ce phénomène. Le clapping du sautillant The Way You Used To Do, le riff addictif de The Evil Has Landed ou la musicalité du soft Fortress font doucement évoluer le stoner-rock des californiens vers un rivage plus mélodique et plus accessible. Mais que les fans les plus intransigeants se rassurent, Villains contient aussi quelques brulots de rock sans concession, comme les bouillants Feet Don’t Fail Me, Domesticated Animals et Head Like A Haunted House, capables de satisfaire les pulsions auditives les plus violentes. L’album se referme avec la ballade Villains Of Circumstance dont le déferlement sonique final est d’une intensité étourdissante.

Villains n’est pas le meilleur ni le plus original des albums des Queens Of The Stone Age, il présente même une certaine similarité avec le précédent exercice …Like Clockwork. Mais ce rock à l’horizon simpliste et à l’accroche instantanée, toujours bonifié par le timbre de voix si particulier de Josh Homme, remplit encore son office et comblera une nouvelle fois les inconditionnels de la première heure.