Ride - Weather Diaries

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif dans un premier temps de 1988 à 1996, puis reformé depuis 2014. Le line-up originel n’a pas changé, il est toujours composé d’Andy Bell, de Mark Gardener, de Laurence Colbert et de Steve Queralt.

 

De quoi parle-t-on ? :

L’on est très loin du shoegaze de l’époque Nowhere ou du rock lourdingue de Tarantula, tout en conservant la même base psychédélique, le groupe aseptise son rock en le tartinant aux sonorités électroniques.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Weather Diaries contient quelques ballades, mais il est avant tout un album de noisy-rock pêchu.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Le propos moins bruitiste fait ressortir l’approche directe et fluide de cette musique.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Hormis l’effet « résurrection » qui amènera quelques curieux, la renommée de ce nouvel opus ne devrait pas dépasser celle qu’a connu Ride à l’époque de Tarantula.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Rock beaucoup moins noisy que par le passé, assaisonné aujourd’hui aux boucles synthétiques, bien adapté au format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

A l’instar des mythiques Jesus And Mary Chain et plus récemment de Slowdive, une autre légende du mouvement shoegaze, les anglais de Ride, remet en route la machine noisy.

L’horrible Tarantula, dernier acte en date sorti en 1996, semblait avoir sonné le glas de la carrière des originaires d’Oxford. Les créateurs de l’immense Nowhere ne pouvaient pourtant pas laisser cet emphatique et boursouflé testament être la dernière trace de leur existence.

Vingt-et-un ans après cette sortie de route, Andy Bell et ses trois complices réalisent donc Weather Diaries, manifeste d’electro-rock plus léger dans son approche musicale que les arpèges bruitistes utilisés autrefois par le combo britannique. Lannoy Point lance ce nouvel opus dans une power-pop puissante et synthétique. Charm Assault, tout en intensifiant légèrement le côté noisy, est taillé dans la même veine convenue. All I Want, avec son gimmick d’entame qui fait tourner en boucle le chant d’Andy Bell, est le single rock par excellence. Home Is A Feeling et l’éponyme Weather Diaries sont deux ballades un peu pompeuses aux intonations psychédéliques. Le quatuor fait ainsi grincer son shoegaze sans grand génie jusqu’aux dernières notes du langoureux White Sands en le diluant au passage dans l’electropop de Rocket Silver Symphony, le rock intense de Lateral Alice et Cali, l’étrange Integration Tape ou dans la pop d’Impermanence.   

Le retour de Ride est bien moins probant que celui de Slowdive. Weather Diaries effleure parfois le très bon mais côtoie malheureusement aussi le dispensable, il est un album de relance sans grand intérêt, d’un niveau toutefois supérieur au précédent Tarantula, dont le seul attrait réside dans le plaisir non feint d’enfin réentendre la formation d’Oxford.