Pumarosa - The Witch

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais composé de la chanteuse Isabel Muñoz-Newsome et des musiciens Henry Brown, Tomoya Suzuki, Neville James et Nicholas Owen.  

 

De quoi parle-t-on ? :

Pop-rock enlevée, recherchée et ciselée, qui navigue dans le sillage d’autres explorateurs britanniques, comme Elbow ou London Grammar par exemple.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Quelques morceaux enlevés, mais des qualités musicales et vocales qui incitent plus à l’écoute qu’au mouvement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

La voix d’Isabel Muñoz-Newsome séduit d’emblée l’auditeur qui n’a plus qu’une seule envie, se laisser happer à l’infini par cet appel des sirènes.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Difficile de résister au charme des singles Honey, Priestess et Barefoot.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Le chant d’Isabel Muñoz-Newsome interdit à lui seul toute forme de compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Un EP sorti à la fin de l’été 2016, qui contenait déjà les sublimes Priestess et Honey, nous avait grandement mis l’eau à la bouche. Autant dire que l’arrivée d’un album complet des anglais de Pumarosa était une nouvelle des plus réjouissantes pour ceux qui avaient déjà eu la chance de gouter à ce nectar pop-rock divin.

La sorcière dont il est question dans le titre de ce premier opus doit certainement être la captivante Isabel Muñoz-Newsome tant sa voix irradie et ensorcelle cette petite dizaine de mélodies. Ce chant extraordinaire, qui ancre sa tessiture dans l’héritage grandiose de la mythique Siouxie Sioux ou dans les envolées lyriques de la belle Hannah Reid (des déjà immenses London Grammar), transcendent cette musique aux atours luxuriants. Dès l’entame de Dragonfly, l’on devine que rien ne sera fait dans la facilité ou dans la nonchalance sur ce lumineux The Witch. Le combo londonien développe un certain art de la complexité musicale tout en conservant un sens inné de la mélodie. La pop mâtinée de rock des Honey, The Witch, Priestess, Red ou Barefoot respecte la grande tradition d’orfèvrerie britannique portée actuellement par les exceptionnels Elbow, Outfit ou plus récemment Blaenavon. The Witch se referme sur une tonalité un peu différente, l’electropop de Snake, sorte de message subliminal de la part Pumarosa pour nous signifier que l’avenir explorera peut-être cette voie-là.

Ce premier essai très convaincant permet à la sorcière Pumarosa d’envouter très profondément son auditoire… sans que celui-ci n'oppose d’ailleurs la moindre résistance et ait une quelconque envie de rompre cet enchantement.