Aldous Harding - Party

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Auteure, compositrice et interprète néo-zélandaise.  

 

De quoi parle-t-on ? :

Folk-music dépouillée et langoureuse, transcendée par la voix prodigieuse d’Aldous Harding. Le style rappelle parfois l’esprit désenchanté de l’américaine Lana Del Ray.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

La musique est parfois quasi absente, le tempo est un éloge permanent de la lenteur, l’on écoute cet album dans le plus profond des recueillements.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Tel un amoureux transi, l’on ne peut s’empêcher d’écouter en boucle ces arpèges mélancoliques et les douces paroles d’Aldous Harding.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

L’avenir nous le dira, mais Aldous Harding pourrait connaitre un destin à la Lana Del Rey ou à la Agnes Obel, autres icones de la folk-music.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Le chant magnétique d’Aldous Harding ne peut être enfermé dans l’étroitesse de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Vue de France, la Nouvelle-Zélande a ce quelque chose de mystérieux qu’évoque les contrées lointaines et inconnues. Le charme ensorceleur de ces paysages sauvages a d’ailleurs trouvé un écho particulier lorsque Peter Jackson, pour son adaptation de la trilogie Le Seigneur Des Anneaux, a choisi et magnifié son pays natal pour figurer les pouvoirs surnaturels de la Terre du Milieu décrite par J.R.R. Tolkien.

Le folk intimiste et sublime de la belle Aldous Harding ne fait rien pour dissiper ce mystère venu des antipodes. En écoutant les neuf titres de Party, remontent immanquablement à la surface nos souvenirs harmoniques les plus étincelants et les plus envoutants, les complaintes magnifiques du regretté Elliott Smith, le timbre mélancolique de la diva Lana Del Rey et les accents redneck de la trop rare Alela Diane. Cette musique au dépouillement extrême, à la sensibilité à fleur de peau, ne tient debout que par la force du chant incantatoire de la native de Lyttelton. Cet assemblage à l’essence mélodique parfaite nous transporte jusqu’aux abords cotonneux du paradis et atteint parfois la grâce divine au détour d’un Imagining My Man ou d’un Horizon.

Le premier album éponyme d’Aldous Harding laissait entrevoir les espoirs les plus fous, Party confirme au-delà de toute attente le talent folk extraordinaire de la captivante néo-zélandaise.