Slowdive - Slowdive

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif dans un premier temps de 1989 jusqu’à 1995, puis reformé depuis 2014. Le combo est toujours composé de ses deux membres fondateurs, les guitaristes et chanteurs Rachel Goswell et Neil Halstead, accompagnés de Nick Chaplin, Simon Scott et Christian Savill.  

 

De quoi parle-t-on ? :

Entre dreampop et shoegazing, les britanniques de Slowdive abandonnent les effluves ambient des chillout pour revenir à un noisy-rock plus mélodique et plus consistant.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Ensemble assez lent dont le rythme est légèrement relevé par un fond lancinant de noisy-rock.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Une musicalité indéniable, mais une construction sonore qui demande toujours une écoute approfondie.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Sugar For The Pill pourrait connaitre un succès assez conséquent, quelques autres morceaux, comme Don’t Know Why ou No Longer Making Time, pourraient aussi accrocher l’oreille d’un large public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Ces harmonies fantastiques, à peine contrariées par le grincement des guitares, se prêtent difficilement au jeu de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Est-ce la résurrection de l’un pionnier du mouvement shoegaze, The Jesus And Mary Chain, qui a donné l’envie à quelques vétérans du genre de reprendre du service ? Toujours est-il qu’avant la sortie d’un nouvel album de Ride attendu au mois de juin, c’est d’abord au tour des britanniques de Slowdive de présenter une nouvelle galette de revival noisy.  

Vingt-deux ans après les expérimentations ambient du surprenant Pygmalion, Slowdive s’éloigne de cette atmosphère apathique et revient à ses premiers amours en reprenant les codes de son exercice initial Just For A Day.

Slomo entame cet album éponyme dans la douce quiétude de la dreampop. Star Roving, titre annonciateur du réveil du combo de Reading après presqu’un quart de siècle de sommeil, enchaine avec un rock bruitiste assez classique. Le très mélodique Don’t Know Why donne quelques leçons de shoegaze aux nouveaux artistes de la discipline, The Pains Of Being Pure At Heart, The Joy Formidable et autres. Vient alors le moment phare de ce nouvel opus, l’immense single Sugar For The Pill, jamais Slowdive n’a été aussi proche du graal du succès populaire… certains apprécieront, d’autres beaucoup moins. Ce nouvel acte est donc le plus accessible du quintette britannique, la fluidité harmonique et l’association toujours gagnante des voix de Rachel Goswell et Neil Halstead sont devenues les leitmotivs de cette nouvelle ère musicale.

Le phénix Slowdive renait enfin de ses cendres, ce nouvel opus aux arpèges enchanteurs et lumineux arrive à nous faire oublier la désintégration musicale et la dislocation physique provoquées autrefois par le controversé Pygmalion.