Day Wave - The days we had

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Projet solo du musicien et chanteur américain Jackson Phillips, actif depuis 2015.  

 

De quoi parle-t-on ? :

Rock indépendant très proche du rock britannique des années 80 de New Order et de House Of Love.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Ensemble très enlevé qui peut, à certains moments, inciter au mouvement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les onze mélodies de The Days We Had sont autant de singles potentiels aux refrains imparables.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Cet album réveillera la nostalgie de ceux qui ont connu les années 80.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Indie-pop tubesque et aérienne bien adaptée au format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Déjà très en vue lors de la sortie de ses deux premiers EP, Headcase et Hard To Read, Day Wave déploie son aisance harmonique sur la longueur d’un premier album qui invoque la grandeur du rock indépendant des années 80.

Bien que Jackson Phillips soit américain, c’est du côté du Royaume-Unis qu’il faut pourtant chercher l’origine de ses influences musicales. L’enjoué Something Here ouvre The Days We Had dans le pré carré des emblématiques House Of Love. Le mélancolique Home pioche quant à lui son inspiration dans le répertoire fabuleux des regrettés Field Mice. Pour chacune des chansons de ce nouvel opus, l’on pourrait s’amuser à identifier telle ou telle référence tant Day Wave étale au grand jour son attachement au rock eighties britannique. Citer encore les New Order, les Cure ou les Pastels, ne serait bien sûr pas de nature à offenser le natif d’Oakland. Mais réduire la musique de Jackson Phillips à ces seules influences serait une erreur impardonnable. The Days We Had est un cours magistral d’histoire de la musique qui porte sur une décennie bénie des dieux. Ordinary, Untitled, Bloom, Wasting Time ou Promises, sont autant d’instantanés lumineux qui glorifient cette époque lointaine.

Day Wave ne révolutionne pas encore le style convenu entrevu sur ses deux premiers EP, mais The Days We Had confirme sans problèmes le remarquable talent d’auteur, compositeur et interprète de Jackson Phillips.