Blondie - Pollinator

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif dans un premier temps de 1974 jusqu’à 1982, puis reformé en 1997. Le sextette est aujourd’hui composé de ses deux membres fondateurs, l’indémodable chanteuse Deborah Harry et le guitariste Chris Stein, de Clem Burke présent dans le line-up originel, et de trois « petits nouveaux », Leigh Foxx, Tommy Kessler et Matt Katz-Bohen.

 

De quoi parle-t-on ? :

Blondie ne fait pas dans l’innovation, il retrouve l’urgence rock de ses débuts et agrémente l’ensemble de quelques singles construits pour attirer le grand public.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Ensemble très énergique qui incite aisément au mouvement.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Dans l’urgence rock ou dans la pop, Blondie cultive l’art de la mélodie.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Les titres Long Time, Fun et Too Much pourraient rencontrer un bel engouement populaire.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Entre rock et pop, toujours sur un rythme enlevé et monocorde, cette musique s’accorde plutôt bien avec la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Qu’attendre aujourd’hui d’un groupe de rock, principalement constitué de sexagénaires et de septuagénaires, qui a eu son heure de gloire au siècle dernier ? A priori pas grand-chose, pourtant à l’instar de leurs compatriotes des Sonics en 2015, le combo new-yorkais apporte une réponse rock fracassante à cette douteuse interrogation. 

Doom Or Destiny déboule à cent à l’heure et nous replonge d’emblée dans les minutes du fantastique Plastic Letters. Le temps a quelque peu égratigné le chant autrefois si suave et profond de la magnifique Debbie Harry, mais l’on n’imagine mal Blondie encore exister sans son icone ou trouver l’inspiration sans sa muse. Comme il est de bon ton aujourd’hui, le groupe a convié quelques invités de renom pour colorer et moderniser sa palette musicale. Les Lightspeed Champion, David Sitek (des immenses TV On The Radio), Johnny Marr, Sia et consorts viennent donc consolider et dynamiser l’interprétation sans faille du sextette américain. Pollinator ne fait pas dans la dentelle, il enchaine nerveusement les brulots rock, les Already Naked, My Monster, Best Day Ever, Gravity ou Love Level creusent au marteau-piqueur les microsillons de ce nouvel opus… et que dire du puissant Fragments, final en fusion de cet album incendiaire. Pollinator ne contient pas de tubes mastodontes du type Call Me ou Heart Of Glass, mais Blondie nous réserve tout de même quelques singles dont il a le secret, Long Time, Fun et Too Much sont les étendards grand public de cette nouvelle livraison.

Sans révolution mais avec conviction, Pollinator s’impose comme le meilleur album des new-yorkais depuis leur reformation en 1997.