British Sea Power - Let the dancers inherit the party

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2000, composé des frères Wilkinson, Scott et Neil, de Martin Noble, Matthew Wood, Phil Sumner et de la violoniste Abi Fry.

 

De quoi parle-t-on ? :

Les British Sea Power ne cachent pas leurs origines anglaises, leur musique s’inscrit parfaitement dans le style britpop.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Une bonne moitié de cet album est joué dans un rythme assez enlevé.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Les British Sea Power possèdent la même maitrise mélodique qu’un James ou qu’un Manic Street Preachers de la grande époque.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Les titres Bad Bohemian et The Voice Of Ivy Lee pourraient éventuellement gagner les faveurs du grand public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Du rock à l’intensité modérée qui s’acclimate plutôt bien au format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Let The Dancers Inherit The Party est le septième album studio des British Sea Power et le successeur de Machineries Of Joy sorti en 2013. Dans ce laps de temps le combo britannique n’a pourtant pas chômé puisqu’il a réalisé les bandes originales de deux documentaires, From The Sea To The Land Beyond et Happiness.

Si l’on cumule l’ensemble de son œuvre, le groupe présente donc pas loin d’une dizaine d’albums au compteur depuis ce début de vingt-et-unième siècle, soit une production extrêmement prolifique. Les British Sea Power favoriseraient-ils alors la quantité plutôt que la qualité ? Ce nouvel opus apporte une réponse très claire, les originaires de Brighton s’impose comme l’un des fers de lance du rock anglosaxon. Cette britpop, qui navigue en terrain connue dans le sillage de glorieux ainés comme James ou les Inspiral Carpets, expose une brillante interprétation et une maitrise mélodique terriblement efficace. Let The Dancers Inherit The Party est prioritairement un album de rock, Bad Bohemian, International Space Station, What You’re Doing, Keep On Trying, Saint Jerome et Don’t Let The Sun Get In The Way l’expriment avec force et dynamisme. Mais le groupe sait aussi dompter la pop et la langueur, il le prouve sur les singles en puissance The Voice Of Ivy Lee et Praise For Whatever ou dans le dépouillement sublime de Want To Be Free et Alone Piano.    

Let The Dancers Inherit The Party est donc l’un de ces albums étranges et lumineux qui semblent banals et mille fois entendus lors des premières écoutes mais qui deviennent totalement indispensables et addictifs avec le temps.