White Reaper - The world's best american band

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 2014, composé de Tony Esposito, Ryan Hater, Sam Wilkerson et Nick Wilkerson.

 

De quoi parle-t-on ? :

Rock de facture assez classique qui oscille entre hard-rock à l’ancienne et glam-rock eighties.  

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Musique parfaite pour la pratique du pogo et du air-guitar.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Derrière le fond noisy assez persistant se cachent d’imparables mélodies.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Rock intense, souvent proche du hard-rock, qui rencontrera assez facilement ses adorateurs… mais également ses détracteurs.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Les moyens de production hors normes permettent d’apprécier la fougue des White Reaper en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Entre blues-rock et hard-rock à l’ancienne, les White Reaper ravivent un pan oublié de l'histoire du rock anglosaxon.

Qui se souvient encore de Cheap Trick, de Blue Öyster Cult, de Ratt ou des formidables Thin Lizzy ? Des groupes noyés sous l'estampille hard-rock qui ont forgé l'identité du rock britannique et nord-américain dans les années 70 et 80 (le chant gouailleur de Tony Esposito ne rappelle-t-il d'ailleurs pas, par certains côtés, la vindicte rocailleuse d’un Robin Zander ou d’un Stephen Pearcy ?).

Les White Reaper, vraisemblablement nourris à ces sonorités robustes et noisy, rendent un vibrant hommage à cette frange du rock injustement oubliée en revisitant sans retenue cette légende musicale antédiluvienne. Le titre éponyme The World’s Best American Band commence avec les clameurs d’un public imaginaire à la manière du tube Solid As A Rock du combo de rock… français Shakin’ Street au début des années 80. Les américains enchainent ainsi une dizaine de morceaux truffés de références historiques, l’entame à la batterie du Walk This Way des immenses Aerosmith sur Eagle Beach, le punk des Ramones sur Another Day et Party Next Door ou encore le glam-rock eighties des Ratt, Poison et consorts sur l’excellent The Stack.

White Reaper n’est peut-être pas le plus grand groupe du monde mais il s’approprie brillamment le flambeau blues-rock abandonné il y a déjà quelques temps par les frères Followill et leur pendant artistique Kings Of Leon. Ce troisième opus, aux intonations seventies, est un condensé de standards rock sans réelles surprises mais à l’interprétation diablement efficace…