Grandaddy - Last Place

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Quintette américain, actif dans un premier temps de 1992 jusqu’au split de 2006 et reformé depuis 2012, composé de Jason Lytle, Jim Fairchild, Kevin Garcia, Tim Dryden et Aaron Burtch.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le style pop-rock n’a guère évolué, le groupe a simplement intégré, avec plus ou moins de bonheur, quelques boucles électroniques.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Beaucoup de ballades mais aussi quelques morceaux enlevés, notamment en début d’album, qui permettent de battre la mesure.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Avec les années, le combo californien n’a pas perdu sa science dans l’art de la mélodie.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

C’est bizarrement Evermore, le titre le plus controversé de cet opus, qui devrait connaître le plus grand succès.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Album fait de pop et de folk, parfois mâtiné d’électronique, parfait pour l’écoute en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Comment expliquer le sentiment étrange qui nous étreint à l’écoute de ce nouvel opus de Grandaddy? Entre la joie extrême de retrouver les californiens après une dizaine d’années d’absence et l’utilisation parfois abusive de sonorités synthétiques, que faut-il retenir de la reformation de l’un des fers de lance du rock indépendant?

L’on ne peut pas dire qu’Evermore, sorti en éclaireur, était de nature à nous rassurer. Le nappage synthpop sirupeux qui dégouline maladroitement sur les arpèges rock de ce morceau a du faire fuir pas mal d’inconditionnels de la première heure. C’est donc avec une certaine appréhension qu’il fallait entamer l’écoute de Last Place. Way We Won’t et son fond rock proche du style Grandaddy apaise quelque peu nos craintes. Le très pop et très mélodique Brush With The Wild, malgré son habillage électronique, permet enfin d’évacuer les derniers doutes, Jason Lytle et ses acolytes n’ont apparemment pas perdu la main. A partir du titre The Boat Is In The Barn, les originaires de Modesto éliminent définitivement les produits de synthèse et explorent des terres déjà connus sur le rock bouillant de Chek Injin, les ballades folk This Is The Part et Jed The 4th ou la pop de I Don’t Wanna Live Here Anymore.  

Last Place, parfois inégal, n’atteint bien sûr pas l’éclat du chef-d’oeuvre The Software Slump, mais après onze ans de disette musicale et de séparation, il est une excellente remise en selle pour l’une des légendes du rock américain, Grandaddy.