Ty Segall - Ty Segall

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Musicien et chanteur américain, actif depuis 2004, par ailleurs co-fondateur et batteur du groupe Fuzz.

 

De quoi parle-t-on ? :

Ty Segall revient à un style beaucoup plus proche du hard-rock traditionnel et du grunge, la seconde partie de l’album explore même le folk et la pop-music.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

L’on peut encore pratiquer le Air-guitar sur quelques titres, mais l’ambiance globale est plutôt mid-tempo.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Malgré la musicalité d’un Freedom ou d’un Papers, difficile d’assimiler d’emblée la violence de la première partie de l’album.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Ce rock entre garage et grunge demeurera l’apanage des aficionados du genre.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Rock toujours intense mais beaucoup moins noisy que sur le précédent opus Emotional Mugger, ce qui facilite l’écoute en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en boucle sur ma platine

 

Amis de la douceur musicale, de comptines à l’humeur badine ou de synthpop joyeuse, passez immédiatement votre chemin! Le poupin trublion du noisy-rock américain, Ty Segall, revient une nouvelle fois parmi nous pour envahir et violenter notre espace sonore.

Pour la énième fois et pour notre plus grand plaisir, le californien use et abuse de ce rock bruitiste et furieux dont il a le secret. Cet album s’ouvre sur un hommage au hard-rock à l’ancienne, le très « Sabbathien » Break A Guitar. Le très enlevé Freedom ancre son grunge dans les eaux sauvages des mythiques Soundgarden et Mudhoney. Arrive alors le morceau de bravoure de ce nouvel opus, dix minutes prodigieuses entre calme et furie, Warm Hands est une pièce maitresse de la carrière de Ty Segall. La ballade Talkin permet de reprendre un peu son souffle avant d’enchainer sur un nouveau brulot, The Only One. Le bouillant Thank You Mr K est le dernier morceau noisy de cet album, Orange Color Queen, Papers et Take Care se chargent de conclure cet opus dans la quiétude de la … pop-music et du folk.   

Très loin de la musicalité du chef-d’œuvre Manipulator mais aussi aux antipodes des expérimentations abruptes du récent Emotional Mugger, ce nouvel opus éponyme se positionne en bonne place dans la discographie pléthorique et lumineuse du natif de Laguna Beach.

 

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