Toy - Clear Shot

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe anglais, actif depuis 2010, composé de Tom Dougall, Maxim Baron, Dominic O’Dair, Charlie Salvidge et Max Oscarnold.

 

De quoi parle-t-on ? :

Tout en conservant ce léger fond sonore psychédélique et noisy, Toy dérive doucement vers les rivages de la pop.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Un tempo intermédiaire et une approche musicale atypique qui permettent seulement de battre la mesure.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Quelques titres plutôt accessibles, comme Another Dimension ou I’m Still Believing, mais une majorité d’arpèges foutraques à découvrir sur la longueur.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Le propos est certes plus pop, mais ces mélodies un peu bancales n’accrocheront pas facilement l’oreille d’un large public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Le psychédélisme et le noisy rock admettent difficilement les contraintes de la compression.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Les originaires de Brighton délaissent le shoegazing du brillant Join The Dots et s’abandonnent dans une pop farfelue et bancale parfois proche de la britpop.  

L’ambivalence du titre d’entame, Clear Shot, résume à elle seule l’atmosphère contrastée de ce nouvel opus. Un début vaporeux et psychédélique s’oppose à la power-pop noisy de la seconde moitié de ce morceau. Sur Another Dimension, Toy se rappelle qu’il est avant tout un groupe anglais et que la britpop fait aussi partie de son héritage. La tendance pop s’accentue encore sur le long single Fast Silver. Jarvis Cocker et le Pulp de la grande époque semblent s’être invités sur l’enjoué I’m Still Believing. Le mélodique Clouds That Cover The Sun referme lumineusement le premier chapitre de ce nouvel album. La deuxième partie de Clear Shot laisse libre cours aux côtés expérimental et psychédélique du combo britannique. Cinema clôture cet ensemble dans un délire shoegaze que Kevin Shields et ses mythiques My Bloody Valentine n’auraient certainement pas renié.

Toy n’est pas un de ces jouets rutilants et tape à l’œil, fabriqués en grande série, que l’on découvre avec excitation mais dont on se lasse aussi très rapidement. Il est plutôt un magnifique objet artisanal, original et unique, que l’on conservera très longtemps dans les playlists de nos meilleurs souvenirs musicaux…