STRFKR - Being no one, going nowhere

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Groupe américain, actif depuis 2007, composé de Joshua Hodges, Shawn Glassford, Keil Corcoran et Patrick Morris.

 

De quoi parle-t-on ? :

Synthpop eighties garantie, les STRFKR ont définitivement gommé la petite once de psychédélisme qui hantait encore leurs précédents albums.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Ne cherchez pas à vous asseoir pendant l’écoute de cet opus, les déhanchements de votre corps vous en empêcheront.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Si l’on enlève l’interlude Interspace, il reste dix titres, dix tubes quasiment tous taillés pour le dancefloor.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Que des tubes imparables qui rendront une grande partie du public nostalgique des années 80.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

La synthpop eighties était un genre avant-gardiste qui intégrait déjà les critères qualitatifs de la compression musicale.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Après le très groovy Miracle Mile, les STRFKR (ou Starfucker pour les intimes) sont de retour avec un album d’electronica qui se rapproche encore un peu plus du dancefloor.

Sur leur deuxième opus, Jupiter, les américains avaient formidablement repris le standard de Cindy Lauper, Girls Just Want To Have Fun. C’est dans cet esprit eighties que Being No One, Going Nowhere puise à nouveau ses influences.

Tape Machine définit d’emblée les règles d’écoutes de ce nouvel album, le terrain de jeu sera la piste de danse et tout signe de mélancolie ou de morosité bannira définitivement l’auditeur de la partie. Sur le sautillant Satellite, alors que les nappes synthétiques sont omniprésentes, la ligne de basse de Shawn Glassford tire admirablement son épingle du jeu. Cette dizaine de titres (occultons Interspace qui n’est qu’un palier de décompression) au format assez similaire, soutenus par la voix suave de Josh Hodges, accentue considérablement notre bonne humeur... et notre souplesse.  

Certes, les STRFKR n’ont pas inventé la poudre, leur electropop convenue rappelle même tout un tas d’autres artistes. Mais l’alliage de ces éléments banals crée, par je ne sais quel mystère musical, une alchimie qui transforme les arpèges de ce Being No One, Going Nowhere en or.