Mesparrow - Jungle Contemporaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Auteur, compositeur et interprète française, active depuis 2011, de son vrai nom Marion Gaume.

 

De quoi parle-t-on ? :

Le folk lumineux a disparu au profit d’une variété française synthétique et convenue.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Malgré un propos plus enjoué et synthétique, ces mélodies conservent un tempo plutôt intermédiaire.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Mesparrow change de direction, elle s’oriente maintenant vers des ritournelles pop très prisées du grand public.

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Avec ce nouvel album, Mesparrow devrait considérablement augmenter son capital public.

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Electropop simpliste alliée à une voix qui a perdu sa particularité, plus aucun problème pour une écoute en format compressé.

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

La française Mesparrow aurait-elle été touché par le syndrome « Izia »? A l’instar du fade La Vague, ce nouvel opus, à l’essence extrêmement pop, peine à égaler les arpèges enchanteurs et mystérieux de son prédécesseur, le flambloyant Keep This Moment Alive.

Mais où est donc passé le ravissement provoqué par les grandioses Next Bored Generation ou The Symphony? Le désir d’évolution est un chemin salutaire pour la longévité d’un artiste, mais Mesparrow avait-elle réellement besoin d’innover aussi vite? Devait-elle surtout se rouler dans cette fange electropop aux antipodes de son immense talent? Utiliser la langue de Molière au lieu de celle de Shakespeare était déjà un bouleversement important qui aurait largement contenté les plus fervents adeptes du changement. Pourtant la tourangelle ne s’arrête pas là, elle produit les mièvres Agrafes, Fantômes ou Mes Onomatopées. Ces plates ritournelles lui font perdre au passage cette chaleur dans la voix qui la rapprochait autrefois d’une diva comme la new-yorkaise Fiona Apple

Alors oui, Marion Gaume réussira certainement dans l’opération à capter l’attention des médias et d’une partie du grand public… et finalement, personne n’est en droit de lui reprocher cela. L’on peut simplement lui en vouloir aujourd’hui de galvauder si rapidement son formidable génie musical.