Moby & the void pacific choir - These systems are failing

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De qui parle-t-on ? :

Multi-instrumentiste américain, actif depuis 1983, de son vrai nom Richard Melville Hall, associé pour l’occasion au groupe The Void Pacific Choir, composé principalement des chanteuses Mindy Jones et Julie Mintz.

 

De quoi parle-t-on ? :

Moby revient au punk-rock de ses débuts, à l’époque des Vatican Commandos, et injecte dans ces arpèges simplistes de l’electro hardcore.

 

Rythme :

-          Je me suis endormi dans mon fauteuil

-          Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-          Mes pieds se mettent à bouger

-          Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-          Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Moby démarre pied au plancher à l’entame de Hey! Hey! et commence à ralentir sur les dernières notes d’And It Hurts.

 

Accessibilité :

-          Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-          Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-          Mélodie agréable mais sans aspérité

-          Les refrains entrent directement dans ma tête

-          Que des hits taillés pour les stades

Album que l’on a beaucoup, beaucoup de mal à écouter d’une seule traite.  

 

Audience :

-          Musique que madame me demande de réécouter

-          Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-          Madame s’en va quand je l’écoute

-          Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-          Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

On a beau s’appeler Moby, lorsque l’on fait n’importe quoi, il faut accepter d’en payer le prix...

 

Qualité audiophile :

-          J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-          Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-          S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Quel que soit le format, cet ensemble répétitif et entêtant devient très rapidement insupportable.  

 

Conclusion :

-          Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-          Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-          Je l’écoute facilement mais sans émotion

-          J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-          Il tourne en  boucle sur ma platine

 

Moby est en colère, il en veut à ce monde qui marche sur la tête et qui se complait dans l’aberration et l’absurdité. Pour exprimer sa révolte, l’américain déverse son fiel dans un écrin punk-rock laminé à l’electro indus.

Ceux qui suivent le bonhomme depuis ses débuts, se rappellent certainement de l’album Animal Rights. Cet opus, sorti en 1996 juste avant le succès planétaire de l’incontournable Play, était un manifeste de punk hardcore dénonçant sauvagement la maltraitance animale. Ce disque, malgré le standard That’s When I Reached For My Revolver, fut un échec retentissant et marqua finalement très peu les esprits…

Moby revient donc à ses premiers amours. Avec son nouveau groupe, The Void Pacific Choir, il débite à toute allure ces neuf nouveaux titres. La baston est à l’ordre du jour, ce rock garage allié à la répétition mécanique des boucles électroniques rapproche These Systems Are Failing du travail industriel des américains de Nine Inch Nails… Mais n’est pas Trent Reznor qui veut, si certains de ces titres, comme Hey! Hey! ou A Simple Love, peuvent paraître sympathiques pris individuellement, accolés les uns aux autres, ils forment alors une bouillie monocorde et indigeste qu’il devient urgent d’évacuer…

Nous sommes évidement en totale adéquation avec le combat de Moby, se sortir de l’embrasement et l’indifférence dans lesquelles nous nous enfonçons inexorablement doit être une priorité pour la survie de l’humanité. Choisir de l’extérioriser dans ce maelstrom d’electro-rock furieux est par contre une erreur que le new-yorkais aura beaucoup de mal à faire entendre.